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SCOOP GCI: Les dates historiques clés de l'indépendance par André Lewin



André Lewin est premier vice-président de l’Académie Diplomatique Internationale depuis juillet 2000.Diplomate de carrière, il a été ambassadeur en Guinée Conakry, en Inde, en Autriche, au Sénégal et en Gambie. Ancien porte-parole du Secrétaire général des Nations Unies, il a également été directeur adjoint de la presse et des publications de l’ONU...


26.08.10 |  Lire l'article

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Presse hebdo

REVUE DE PRESSE datée du 07 septembre 2010


Rumeurs sur un possible appartement parisien pour Jean-Marie Doré, sa demande de pardon face aux hommes de loi, la question de la peine capitale en Guinée et la reprise du procès des narcotrafiquants, constituent les sujets de préoccupation journalistique de la presse guinéenne. Compilations...


07.09.10 |  Lire l'article

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Diapo

REVUE DE PRESSE du mercredi 10 février 2010

Célébration de la Journée mondiale de la femme, la mise en liberté provisoire de l'ancien ministre des mines de la géologie, Ahmed Kanté, le rentrée politique tonitruante de l'ancien Président de l'assemblée nationale, Aboubacar Somparé, les élections présidentielles de juin 2010 et les problèmes liés au respect du calendrier établi, sont les sujets qui ooccupent la une des journaux de la semaine en cours. Larges extraits...

ECO- VISION N°108 du 08 Mars 2010 s'intéresse à l'augmentation des salaires des fonctionnaires guinéens. Mesure intervenue suite à la revue à la hausse des prix des produits pétroliers à la pompe mais, qui selon l'hebdomadaires des événements éconmiques serait déjà « compromise ! ». Et pour cause, ECO Vision explique « la hausse des salaires des fonctionnaires Guinéens à 50% est applaudie par une bonne partie de la population. C'est le résultat d'une longue négociation entre les syndicats des travailleurs et le gouvernement Guinéen dont le but était de parvenir à une augmentation de 100% », a signalé le secrétaire général de l'union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG) Dr Ibrahim Fofana.

L'augmentation du prix du carburant à la pompe de 30% sur le marché national a eu pour effet l'augmentation des salaires des fonctionnaires Guinéens à 50%. L'annonce a été faite sur les ondes de la radio télévision Guinéenne le 3 mars. Pour Dr Ibrahim Fofana, cette augmentation explique la volonté de la junte et du gouvernement à diminuer les tentions sociales dans notre pays. La Guinée étant un scandale géologique, dit-on souvent. Toutefois, malgré les innombrables richesses du sol et du sous-sol, plus de 40% de la population guinéenne vit au dessous d'un dollar par jour. Et cela est dû à la mauvaise gestion des ressources par nos dirigeants qui se sont succédé au pouvoir caractérisé par la gabegie, la corruption, le détournement des fonds publics... Il est certes évident que la hausse du prix du carburant a éclipsé l'effet de cette augmentation des salaires. Ainsi les prix des produits de consommation et autres

prestations de services ont connu une flambée galopante, à cause de la spéculation, après l'annonce de cette nouvelle. Sachant que les fonctionnaires Guinéens ne représentent pas plus de 35% de la population active. C'est là que doit intervenir le gouvernement pour maîtriser les prix, notamment ceux des denrées de 1ère nécessité. Un contrôle des prix est d'autant plus nécessaire que tous les Guinéens ne sont pas des fonctionnaires. Et ils sont les plus nombreux d'ailleurs qui ne ressentiront pas l'impact positif de cette hausse des salaires sur le panier de la ménagère.

S'il n'existe pas une brigade qui gère les prix, elle doit être créée. Cela permettra de règlementer les coûts des différents produits pour éviter que certains commerçants improbables ne se saisissent de cette situation de décrispation sociale, pour créer un terrain favorable à la manifestation de leur convoitise. Malgré la courte durée de la transition, le président Sékouba Konaté devra poser des jalons de l'assainissement de la gestion des biens publics pour permettre à celui qui lui succédera par la voie des urnes, de disposer d'un appareil étatique moins détaillant.

Car cette augmentation des salaires, qui est intervenue sans annonce officielle d'une quelconque aide étrangère, prouve à souhait que la Guinée est loin d'être en manque de ressources internes. Mais plutôt, elle souffre d'une mauvaise gestion de ses ressources qui sont pillées par une minorité, créant ainsi une mauvaise répartition de la manne publique. Il est nécessaire que le gouvernement de transition pose les jalons de quelques points en vue de l'amélioration des conditions de vie des populations sur le long terme. C'est d'ailleurs la raison d'être de toute bonne politique publique ».

La Guinéenne N°06 du 08 mars 2010 revient sur les détails de la célébration de la journée mondiale de la femme en Guinée. De festivités commémoratives qui auraient,selon le mensuel de l'actualité féminine,enregistré l'absence d'une des plus des grandes figures de la lutte pour la défense de droits de la femme en Guinée. En l'occurrence, Mme Nanfadima Magassouba de la Coordination de nationale de Guinée pour le droit à la citoyenneté de la femme, CONAG-DCF. Pur des raisons qui selon ''La Guinéenne'' développe, « Les femmes de Guinée à l'instar de leurs sœurs du monde fêtent lundi 08 mars la journée internationale des femmes ou journée internationale de la femme. Cette célébration internationale pour les droits de la femme dans le monde entier se déroulera en Guinée sans la ministre de tutelle. Faudrait-il y voir un symbole ? En tout cas, c'est une des rares choses qu'elle devrait se faire conter. La fraîchement nommée au poste de Ministre de la Promotion féminine, de la Solidarité nationale et de l'Enfance, Mme Boiro Nanfadima Magassouba, n'a pas raté la première occasion de voyage. Pourtant, le 08 mars, dans le contexte actuel de la Guinée, n'est pas une fête à négliger. Selon une source proche de son cabinet, Madame le ministre est à New York où elle participe) la 54ème session des Nations Unies sur le statut de la femme consacré à la plateforme de Beijing+ 15 qui se tient du 1er au 12 mars 2010. Seulement à quelques jours de la fête, le 03 mars dernier nous avons eu vent d'une réunion convoquée par les cadres du ministère des affaires sociales à laquelle ont pris part les femmes leards politiques, celles des associations féminines et des ONG. Ces dernières étaient convoquées pour proposer avec le département de tutelle des activités.

Pour l'année 2010 le thème retenu au plan international est "Egalité pour tous". D'autres sous-thèmes comme Egalité de droit, égalité de chance, progrès pour tous s'y ajoutent. Au plan national le thème retenu est "la participation politique des femmes en Guinée". Une façon d'occuper les femmes. Mais au-delà de ces beaux discours, ce jour devrait être l'occasion de faire une rétrospective de la situation des femmes en République de Guinée surtout après les évènements du 28 septembre auxquels chacun a donné une coloration légendaire. L'absence de la ministre Nanfadima sera "une absence remarquée". Celle qui a longtemps milité pour les droits des femmes vient de manquer sa première sortie. L'on serait même tenté de croire que ce poste pourrait lui lier la langue. La Nanfadima que nous avons connu est celle qui dénonce à chaque occasion la faible représentativité des femmes dans les instances de décision. Aujourd'hui elle-même est membre d'un gouvernement qui ne comporte que quatre femmes. « Les femmes de l'actuel gouvernement n'ont pensé qu'à elles » a confié dame M. Bangoura. "Elles auraient pu déléguer d'autres membres », commentaire ! Et bien pour d'autres on aurait pu se passer de nommer ces femmes qu'on voit tous les jours à la télé. « Il y a des femmes braves dans l'ombre, à l'intérieur du pays. Elles ont du talent et sont combatives. Ces femmes qui parlent tout le temps ne cherchent que des postes », confie M'mah Camara, bouchère au marché Niger.

Pour en revenir au 08 mars, l'histoire nous dit que la journée internationale des femmes a vu le jour à travers les protestations des femmes au début du XXe siècle aux Etats- Unis et en Europe. Ces manifestations incitent à leur procurer des conditions de travail adéquates et leur accorder le droit de vote.

La naissance de la conception d'une « Journée internationale des femmes » a été avancée par Clara Zetkin, pour la première fois en 1910 dans la 2e Conférence internationale des femmes socialistes. Et depuis, c'est devenu une vision militante. En 1977, la journée internationale des femmes a été homologuée par les Nations unies ».

ECO- VISION N° 108 du 08 Mars 2010 titre « Ahmed Kanté en liberté provisoire ». Incarcéré depuis un an à la maison centrale de Conakry pour une affaire de détournement portant sur des milliards de francs guinéens au moment où il trônait sur le département de Mines et géologie, Ahmed kanté a été blanchi par la justice guinéenne qui l'a purement et simplement acquitté. ECO VISION rapporte, « L'ancien ministre des Mines et de la Géologie (février 2007- août 2008), Ahmed Kanté, en prison depuis mars 2009 a été libéré mercredi 3 mars. 

L'ancien patron des Mines et de la Géologie, poursuivi pour détournement de 2563millions de francs guinéens sur les comptes du Fonds de Promotion et Développement minier, a passé près d'une année à la maison centrale sans un véritable procès. Il n'a jamais reconnu les accusations formulées à son encontre.

Il a comparu le 10 août 2009 devant le tribunal de première instance de Conakry. Mais au cours de cette comparution, M. Kanté et ses avocats ont fustigé la nature du procès qu'ils ont qualifié d'un procès injuste. Selon son avocat, Me Dinah Sampil, « il y a de la manière à débattre. Car ce procès n'est pas comme les autres. Il s'agit d'un ancien ministre d'abord. Ensuite il s'agit d'un dossier dans lequel le présumé qui est mis en cause a la forte conviction qu'il n'a rien fait de répréhensible. Et s'il est là dans cette situation aujourd'hui, c'est parce que certainement quelque part il y a des gens qui veulent lui régler son compte. Il y a un vide juridique dans cette affaire ». Il s'était aussi dit « persuadé que si les choses doivent être examinées objectivement, Ahmed Kanté n'a que bien fait pour l'Etat guinéen et pour le pays ».

Au lendemain de la prise du pouvoir par le CNDD, les nouvelles autorités guinéennes avaient inscrit la chasse aux fossoyeurs de l'économie parmi leurs priorités. Cette guerre avait prit d'autres allures. Certains hauts cadres accusés de détournement n'ont jamais bénéficié de procès justes et équitables comme l'exige le principe démocratique. C'est le cas de l'ancien ministre des Mines ».

L'Observateur N°483 du 08 Mars 2010 s'intéresse pour sa part à la mise ne liberté provisoire des présumés narcotrafiquants arrêtés et mis
sous verrous presqu'au même moment que l'ancien ministre des mines. Une libération qui intervient en attendant la tenue de la prochaine cour d'assises de Conakry prévue pour le mois en cours.

« Cette semaine, l'affaire des présumés narcotrafiquants qui fait couler beaucoup d'encre et de salive, a connu un rebondissement. En effet, leur comparution était attendue depuis leur arrestation à l'avènement du CNDD au pouvoir. Mais celle-ci a été repoussée à plusieurs reprises. Sans trop d'explication. On évoque un problème d'électricité. Bien malin celui qui peut l'expliquer. Aujourd'hui, à l'allure où vont les choses, le procès le plus attendu par l'opinion nationale et internationale, n'aura certainement pas lieu, du moins pour certains, parce que selon l'arrêt du 03 Mars 2010 de la chambre d'accusation de la Cour d'Appel de Conakry, rendu public, cinq d'entre eux ont bénéficié d'un non lieu comme c'est le cas de Mamadou Beau Keita, l'ancien ministre de l'intérieur et de la sécurité, Ousmane Doré, ancien ministre de l'économie et des finances, William Fernandez, Zakaria Cissé et Mangué Camara. Un autre par renvoi devant le tribunal correctionnel, c'est le cas de Mohamed Damba. Les quatre autres sont renvoyés devant la chambre de mise en accusation notamment : Sékou Mohamed Bangoura, Mohamed Diaré, Mohamed Victor Traoré, Bakary Thermite Mara. A noter que ces deux derniers (Mohamed Victor Traoré et Bakary Thermite Mara) ont été mis en liberté sous contrôle judiciaire.

Pour plus d'information, nous avons approché Maître Abass, bien que n'ayant pas de commentaire sur l'arrêt de la chambre d'accusation, mais qui a accepté de nous livrer ses sentiments : « le problème qui se pose actuellement est de savoir s'il y a la possibilité pour le parquet général de faire le pourvoi de cassation ? Non ! La loi ne le prévoit pas. Si la loi le prévoyait, en ma connaissance touts les inculpés et leurs avocats allaient demander le pourvoi en cassation. Alors si à ce stade on fait le pourvoi en cassation, c'est qu'il n'y aura jamais d'assises. C'est pourquoi en ma connaissance, c'est après que la cour d'assise de prononce et qu'elle rende son arrêt définitif, c'est cet arrêt qui va faire l'objet d'un pourvoi en cassation. Mais à la phase actuelle, on ne voit pas la possibilité, sur quel article le ministère public va se fonder pour faire le pourvoi en cassation. Alors il y a un problème. Soit actuellement de l'autre côté, le parquet général ne veut pas aller aux assises parce que la date a été fixée pour très tôt. Où quelque part, parce que là il faut attendre jusqu'à ce que la Cour Suprême se prononce sur le dossier. Même si ce n'est pas fondé, la Cour Suprême va examiner les dossiers d'une manière ou d'une autre. Mais cela aussi va prendre du temps. Mais est-ce que ce n'est pas un moyen efficace pour faire retarder la procédure ? Ou bien de s'opposer à l'arrêt de la cour de la chambre d'accusation ? En ce qui concerne l'arrêt, je n'ai rien à dire. Un arrêt, c'est un arrêt. Il a été rendu par la chambre d'accusation'' a-t-il confié ».

L'Observateur N°483 du 08 Mars 2010 titre à la Une « après un an de retraite politique, Aboubacar Somparé fait une sortie fracassante et provocante ! ». l'hebdomadaire du lundi commente,
«ce Samedi 06 Mars 2010, un meeting de sensibilisation et d'informations s'est tenu à Cameroun au siège du Parti de l'Unité et du Progrès, la formation du feu président Conté, en présence de nombreux militants et sympathisants et des anciens dignitaires du régime défunt. Etaient présents,l'ancien président de l'Assemblée nationale, Aboubacar Somparé, l'actuel secrétaire général du PUP, Sékou Konaté, l'ex ministre des élections, Moussa Solana, l'ex ministre de l'économie et des finances, Cheick Ahmed Camara, l'ancien tout puissant ministre de la présidence de la République, Fodé Bangoura, qui était côte à côte avec le PDG d'Allô Guinée, Chantal Colle, et l'ancien ministre ‘'casseur de Kaporo-Rails'', Alpha Ousmane Diallo. Après l'animation artistique et culturelle, le Président de la jeunesse de l'Union de la Basse Côte a pris la parole pour présenter un cadeau de 20 millions de nos francs guinéens au PUP. Séance tenante, Chantal Colle a offerte un chèque de 30 millions de nos francs guinéens au PUP.

Après ces remises de dons, l'honorable Aboubacar Somparé qui s'était éclipsé de la scène politique depuis le coup d'Etat anticonstitutionnel orchestré le 23 décembre 2008, a pris la parole pour expliquer les raisons de son silence et de son retrait politique :''je crois que vous tous réunis ici, vous imaginez facilement que je ne peut pas rater une occasion pareille, sans dire les raisons de mon retrait et de mon silence...Chacun de nous a suivi les turbulences et troubles de 2006 jusqu'à 2008, il y a eu un coup d'Etat, suite au décès du président. Mais avant cela, les syndicalistes et les partis politiques ont demandé au président de l'Assemblée nationale de proclamer la vacance du pouvoir. Dans le cadre d'une démocratie et d'un Etat de droit, on marche selon la loi, la loi est au dessus de tout. Quand on dit coup d'Etat, c'est la prise du pouvoir en dehors de ce que la constitution prévoit comme moyen. Alors, la vacance du pouvoir, l'article 34 le règle. Le président de l'assemblée, en cas d'empêchement définitif du chef de l'Etat constate l'empêchement du président et saisit le président de la Cour Suprême. C'est à ce dernier de constater la vacance du pouvoir de l'Etat. Le législateur l'a fait volontairement pour éviter un coup d'Etat militaire, comme il y a un coup d'Etat civil. Le coup d'Etat civil, c'est quand on prend le pouvoir sans passer par les procédures prévues par la constitution. Je n'ai pas voulu le faire, parce que ce n'est pas la règle. En décembre 2008, le président Lansana Conté s'est éteint, l'Armée a pris le pouvoir. Mais ce qui m'a le plus surpris, les partis politiques qui luttent pour l'instauration de la démocratie et de l'Etat de droit, ont été les premiers à applaudir les putschistes. Cela veut dire que leur lutte n'est pas en réalité sincère. Ils ne connaissent pas les principes, ils ont personnalisés ce problème. Ils ont pensé lutter contre Somparé, en rejetant la loi et les procédures de la constitution, même le PUP a eu peur de soutenir Somparé. Alors ceci dit, quand je constate cela pour mon pays, je suis malheureux. La Guinée est un grand pays. La guinée a fait partie de touts les courants de l'histoire régionale. Le Royaume Sosso des Djallonkés, la Guinée était concernée. Les Sarakollés de la dynastie des Cissé, la Guinée était concernée. L'Empire du Mali, la Guinée était concernée. Le Royaume Songhaï, la Guinée était concernée. A la lutte la pénétration coloniale, Samory Touré s'est illustré comme étant l'un des meilleurs. Pour l'indépendance, Ahmed Sékou Touré. La Guinée constitue un grand pays, on ne peut pas confier la destinée d'un pays comme ça là, à des aventuriers de la politique''.





Poursuivant son discours, l'ancien président du parlement guinéen a demandé a ses militants qui ont su rester persévérer car :'' je suis convaincu que si les prochaines élections se passent dans les conditions transparentes, le PUP gagnera'' a-t-il clamé. Et de rajouter :'' à la lecture de la liste des membres de la direction nationale, vous vous êtes rendus compte que c'est la Guinée. Aucune région n'est privilégiée. Nous connaissons des partis ici, qui ne font que de la coloration'' a-t-il dit.
Dans son discours, Sékou Konaté a demandé a tous ceux qui ont quitté le PUP pour une raison ou une autre de revenir :'' revenez et marchons pour une Guinée nouvelle, nous lançons un appel à un grand groupement. Le temps des grandes alliances est venu. Il n'y a plus de partis et personnes satellites au tour du PUP'' a-t-il confié. Plus loin, Sékou Konaté a souhaité que l'anniversaire et le Congrès du PUP se tiennent le 27 mars prochain ».

L'indépendant n° 872 du jeudi 04 mars 2010, se demande comment le rendez-vous de juin annoncé pour la tenue des prochaines élections présidentielles pourrait être respecté. Vu qu'à tous les niveaux du processus se dressent, selon l'hebdomadaire du jeudi, de nombreux handicaps qu'il faut franchir avant qu'il ne soit trop tard, «rendez-vous impossible ? L'Indépendant explique, « le vote des Guinéens de l'étranger, la mise en place du CNT, la gestion des imprévus du calendrier électoral, la sécurisation des élections sont autant d'aspérités qu'ils faut nécessairement surmonter pour respecter les six mois de transition, auxquels le président guinéen par intérim le général Sékouba Konaté tient tant. Que d'incertitudes sur la tenue des élections présidentielles à la date du 27 juin 2010, proposée par la Commission Electorale Indépendante (CENI).

A en croire le calendrier électoral proposé par la Commission Nationale Indépendante(CENI), le 1er tour des élections présidentielles guinéennes devrait se tenir en juin 2010. Ce n'est là qu'une proposition que le président de la CENI, Ben Sékou Sylla, assujettit à l'évacuation de plusieurs étapes. Dans la foulée, il a fait savoir lors d'une conférence de presse qu'il a animée la semaine dernière, que pour tenir les six mois prévus par les accords d'Ouagadougou du 15 janvier dernier, il fallait exclure le vote des guinéens de l'étranger. Cette proposition qui a fait l'effet d'un séisme tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays pourrait constituer l'une des premières hypothèques sur la tenue des élections en juin 2010.
Le calendrier électoral présenté à la presse lors de cette rencontre renferme des étapes dont la date d'exécution avait été dépassée. D'autres séquences de ce chronogramme électoral sont encore en souffrance au moment où l'on écrit ces lignes.

Au regard du tollé qu'une éventuelle exclusion des Guinéens de l'étranger a soulevé, le chef de l'Etat guinéen par intérim a été contraint de se prononcer sur la question lors de son récent séjour malien. Le général Sékouba Konaté a affirmé que tous les Guinéens se valent et qu'ils ont le droit de voter. Ajoutant que nos compatriotes vivant à l'étranger devaient pouvoir voter si cela est possible techniquement.  

Le président de la CENI, qui a été pris dans la tourmente de sa proposition retentissante a crû bon de rectifier le tir. Il a affirmé mardi dernier sur un site internet de la place, que le recensement de ces Guinéens dont il avait estimé le coût à plus de 4 milliards de francs guinéens serait organisé dura nt ce mois de mars naissant. Cette annonce laisse entendre donc que la date du 27 juin qui résulte d'un calendrier électoral n'incluant pas le vote des Guinéens de l'étranger devrait être revue et corrigée. Pour faire clair, cette date devrait être repoussée. Même si, soit rappelé en passant, le 27 juin n'était qu'une proposition dont la confirmation ou le rejet revenait au dernier moment au gouvernement guinéen.

Sait-on jamais à quel autre niveau de l'exécution du calendrier électoral l'on pourrait être confronté à des difficultés majeures de nature à pénaliser le processus d'organisation de ces élections ? Des étapes comme l'élaboration des listes provisoires et définitives, la confection et la distribution des cartes électeur, la mise à disposition du matériel...Ce sont-là des passages dont on ne sait pas s'ils seront sans heurts.

L'on s'achemine ainsi vers la première incertitude quant au respect des six mois de transition. Un délai que le président de la Transition défend pourtant urbi et orbi. Il s'y est d'ailleurs illustré lors de la rencontre qu'il a eue à Bamako avec la communauté guinéenne qui y vit. « Chaque Guinéen doit considérer qu'il reste quatre mois avant la tenue des élections », a-t-il martelé.
Selon une autre indiscrétion, le général Sékouba Konaté avait assené les mêmes propos à la délégation des personnalités guinéennes venues lui proposer la nomination de la syndicaliste Hadja Rabiatou Serah Diallo au poste au poste de la Présidente du Conseil National de la Transition (CNT). En ce début du mois de février, le président par intérim avait rappelé à ses hôtes (dont l'actuel ministre d'Etat chargé de la Sécurité et de la Protection Civile, le général Mamadou Toto Camara), qu'on était déjà dans la transition. Ce, alors que le Gouvernement d'union nationale de transition et le CNT n'étaient pas encore en place.

Justement, le retard mis dans l'installation du Conseil National de la Transition constitue un autre handicap qui jette le doute sur le respect des mois de transition depuis la signature des Accords de Ouagadougou le 15 janvier dernier. Près d'un mois après la nomination de la présidente et des deux vice-présidents, la composition du CNT n'est toujours pas connue. La répartition des sièges entre les différentes entités qui y sont prévues coince encore, chaque partie voulant se tailler la part du loin. Le partage de leurs 30 places entre les trois courants politiques du pays (Forces Vives, ANR et Bloc des Forces Patriotiques) en est illustratif. Et dire que c'est le CNT qui doit faire le toilettage de la Constitution, la relecture du Code électoral, et des autres textes de loi. Mieux, les plus pessimistes croient savoir que cet organe qui, selon l'ordonnance qui le crée, aura un rôle consultatif ne devrait être fonctionnel qu'au début avril.
Ce n
'est pas tout. Le calendrier électoral devrait souffrir d'un autre manque à gagner important qui n'est autre que la sécurisation des élections. Décrites comme les plus décisives de l'histoire démocratique de la Guinée, les élections à venir recouvrent des enjeux sécuritaires à ne pas négliger. Des risques de débordement ne sont pas à écarter au regard de l'ambiance très compétitive qui marquera ces joutes. Une commission chargée de réfléchir aux voies et moyens pour sécuriser ces élections travaillerait en ce moment à trouver la meilleure réponse à cette question cruciale.

Ainsi, la sécurisation des 1er et second tours des élections pourrait être confrontée à l'insuffisance des effectifs de la Police nationale. Il y aurait en effet un déficit de plus de 5000 policiers pour assurer la sécurité des 13000 bureaux de vote disséminés à travers le pays.

Etendu que chaque bureau de vote doit accueillir au moins deux (2) policiers. La question donne tellement de souci au gouvernement guinéen et ses partenaires au développement que, même en envisageant d'inclure la Gendarmerie nationale dans l'opération, le trou ne sera pas complètement fermé. Comment s'y faire alors ? Faut-il former de nouveaux policiers pour les besoins de la cause ? Faut-il envisager l'envoi d'éléments des forces de sécurité de certains amis pour combler ce gap ?

En tout cas, il n'est nullement question pour le moment de faire appel aux effectifs de l'armée guinéenne pour renforcer la police. Tout le monde craint que la grande muette ne commette encore des grabuges en faisant usages d'armes à feu pour contenir d'éventuels débordements dans des bureaux de vote.

Les problèmes ainsi passés en revue, et ceux qui pourraient surgir au cours du processus, doivent-ils donner à penser que les six mois de transition seront dépassés ? Pour certains observateurs, tout est une question de volonté politique des autorités de la transition. Aucun obstacle n'est insurmontable lorsqu'on veut engager la Guinée dans la voie d'un avenir politique porteur d'espoir et de bien-être. Autant y aller sans tergiversation. Le peuple veille au grain ».


A très bientôt, si vous le voulez bien!

Kerfalla Kourouma pour GuineeConakry.info

Vos dernières réactions dans le forum:

Re: Jean Marie Doré dit haut ceque pensent les guinéens.
Abdoul,je suis d'accord avec toi,le suspense n'a fait que trop dure ,...Lebad quant a toi continu a rever ,ces scenarios horribles que t'es entrain d'imaginer ne seront que de la fiction,je suis sure ...

De jomadi | 09.09.2010 18:05:54 |  Visitez notre forum

Re: POURQUOI "ALPHA CONDE" N'OSE PAS "DALEIN" DEVANT LES MEDIAS?
Monsieur Diomandé depuis quand cellou est-il devenu électricien? voyons ressaisis-toi cher ami. le niveau de tes rélexions ne cesse de baisser. Nous nous demandons un simple petit débat d'une heure af...

De abdoul bah | 09.09.2010 17:47:42 |  Visitez notre forum

Re: QUI DU RPG VIENDRA FACE A ''DALEIN" A LA RTG?
Mon cher Lebad, t'as tout a fait raison; on nous a bassiné ici que le vieux grimpeur a un doctrat en droit et paradoxalement il refuse un débat d'idées et que Cellou n'a qu'une maitrise de gamal. Po...

De abdoul bah | 09.09.2010 17:41:32 |  Visitez notre forum

Re: UFDG, Pathé DIENG continue la sale besogne !!!
Diomandé a perdu sa langue. Avant on avait droit à des articles bourrés de rhétorique pour nous impressionner, mais qui en fait ne contenaient rien de concret. Et maintenant il se contente d'un simple...

De abdoul bah | 09.09.2010 17:34:11 |  Visitez notre forum

Re: Jean Marie Doré dit haut ceque pensent les guinéens.
Les gens ont trop parlé maintenant. STOP!!!!! Allons aux élections et que le meilleur gagne. Les menaces ne font peur à personne et ne règlent rien....

De abdoul bah | 09.09.2010 17:25:15 |  Visitez notre forum

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