Climat & végétation

Par sa situation géographique entre 7°30 et 12°30 de latitude Nord, la Guinée est partagée en deux zones climatiques : le zone tropicale pour la majeure partie du territoire et la zone subéquatoriale pour la Guinée du Sud Est. La durée respective de l'hivernage (saison des pluies) et de la saison sèche est fonction de la latitude : la durée l'hivernage diminue du Sud vers le Nord tandis que la saison sèche devient de plus en plus longue. En moyenne la saison des pluies s'étend de Mai à Octobre.

Le climat tropical maritime (dit subguinéen) en Basse Guinée, connaît des températures moyennes assez constantes (entre 23° et 25°C.) et une pluviométrie importante, comprise entre 2 100 et 5 000 mm, en été avec un maximum au mois d'Août. Notons que c'est la presqu'île de Conakry qui reçoit les précipitations les plus abondantes.

Dans le climat tropical de montagne (dit foutanien), en Moyenne Guinée, les deux saisons sont de durée sensiblement égales et la pluviométrie varie de 1 600 mm à 2000 mm. Compte tenu de l'altitude les températures sont plus basses, particulièrement la nuit et pendant la saison sèche. Elles peuvent exceptionnellement avoisiner 0°, mais atteignent fréquemment 5°. Le climat tropical sec de Haute Guinée (dit sub-soudanien) totalise une quantité de pluies plus faible (de 1 100 à 1 500 mm) et des températures élevées dues à l'influence de la continentalité. De Décembre à Février l'influence de l'harmattan (vent sec et frais venant du Nord) se fait sentir.

Le climat subéquatorial de guinée Forestière se caractérise par une longue saison pluvieuse de huit à dix mois (1 600 à 2 800 mm) et des températures moyennes annuelles plus élevées (de 24° à 28° C.).


Végétation


La forêt

La situation actuelle du milieu naturel de la Guinée se traduit par un constat de dégradation généralisée, autant des forêts denses du Sud que des forêts sèches et savanes arborées du Nord ou que des plateaux herbeux du Fouta Djallon.

En Moyenne Guinée, la pression humaine sur le milieu est ancienne et de recul de la forêt ainsi que l'appauvrissement des sols sont à peu près stabilisés aujourd'hui. La forêt se maintient dans les zones inaccessibles et dans les lieux sacrés ou protégés par la coutume. Les sols sont assez pauvres.

En Haute Guinée, on rencontre des zones vidées de leur population par l'onchocercose et qui sont couvertes par une forêt sèche, reposant sur des sols fragiles. Ailleurs la forêt initiale a été détruite, par une savane de type soudanien.

En Guinée Maritime, la forêt de mangrove à palétuviers est menace par l'exploitation du bois de chauffe pour l'approvisionnement des villes et l'aménagement non rationnel des zones de culture (rizières).

En Guinée Forestière, zone de prédilection de la forêt à valeur commerciale, seuls deux massifs forestiers subsistent, la forêt classée de Ziama et celle de Diecké. Ailleurs, la forêt se retrouve sous forme de lambeaux isolés sur des reliefs incultivables.


Les plantes cultivées

La culture reine est le riz aliment de base de tous les guinéens : riz irrigué de mangrove ou de bas fonds, riz pluvial des coteaux (culture itinérante sur brûlis).

La riziculture se développe assez rapidement (mais la Guinée reste importatrice), et la culture est traditionnelle et ancienne. Il existe un riz africain autochtone originaire de l'Afrique de l'ouest oryza glaberima, alors que le riz asiatique asiatique généralement cultivé est du oryza sativa.

Une autre céréale typiquement guinéenne est le fonio (digitaria exilis) cultivée essentiellement dans le Fouta Djallon. Très rustique, de faible rendement (une assiette pleine représente environ 1m2 de culture) le fonio donne des graines miniscules (de taille des grains de couscous) et est très apprécié. On trouve encore d'autres céréales : maïs, mil, sorgho,

L'arachide est cultivée un peu partout, elle est consommée en graines (bouillies ou grillées) ou en pâte. Elle donne lieu à un commerce actif.

La Guinée a été à l'origine des exportations ouest africaines de fruits tropicaux : mangues bananes, ananas. Les exportations ont pratiquement cessées depuis l'indépendance hormis vers les pays voisins. Ils sont cependant d'une qualité exceptionnelle.

Les cultures arbustes sont également nombreuses : hévéa (Guinée Forestière, Diecké), palmier à huile, kolatier, caféier, anacardier (qui donne la noix de cajou) parmi les plus répandues.

Les légumes ne donnent lieu qu'à un commerce local, citons notamment le gombo, le manioc, la patate, la tomate, l'oignon....Mentionnons la pomme de terre, d'introduction récente, dont la culture est principalement assurée par la Fédération des Paysans du Fouta Djallon. (FPFD).


La faune

Le Guide Bleu de 1958 parle de la Guinée comme d'un pays de grandes chasses où l'on trouve des lions, des éléphants, des panthères et des hyènes, ceux-ci ont maintenant pratiquement disparus. La chasse, activité très répandue parmi les populations explique cette raréfaction.

En revanche certaines espèces sont toujours très présentes : singes (chimpanzés, cynocéphales...), phacochères, agoutis, oiseaux, reptiles. On trouve encore des hippopotames et de petits ruminants (biches). Les papillons sont très nombreux et variés en Guinée Forestière.

Il existe au sommet des monts Nimba, un crapaud vivipare (seule espèce, les autres sont ovipares), très rare le « Nectophrinoïdes Occidentalis ».

Redescendus à basse altitude ils deviennent ovipares. Dans cette région vivent également des chimpanzés au comportement particulier, les « Pans Satyrus » qui vivraient en famille et enterreraient leurs morts.

On trouve encore quelques troupeaux d'éléphants, en Guinée Forestière, dans les forêts classées de Diecké et Ziama.

Sur le plan des animaux domestiques, on notera la race bovine « N'Dama » de petite taille et élégante. Elle est rustique mais mauvaise laitière. Sa principale qualité est d'être « trypanotolérante », c'est-à-dire insensible à la trypanosomiase, maladie dite du sommeil, transmise par la mouche tsé-tsé, présente dans de nombreuses régions de Guinée. Cette tolérance, exceptionnelle, a suscité l'intérêt des zootechniciens qui ont entrepris des essais de croisement, afin de conserver la trypanotolérance et d'améliorer les caractéristiques économiques (viande, lait). Le croisement de la N'Dama et de l'Abondance a donné « N'Damance ».


Les ressources naturelles



Il est de coutume à propos de la Guinée de parler d'un pays à fort potentiel et de « scandale géologique », ces expressions toutes faites recouvrent cependant une certaine réalité. On notera en particulier le potentiel hydroélectrique, les nombreux gisements miniers (bauxite, or, diamant, fer), et un climat favorable à de nombreuses cultures.

Le Gouverneur, R. Pré écrivait en 1951 « d'ici peu d'années, la Guinée, si elle le veut, [pourra non seulement] exporter en abondance des minerais de toutes sortes, mais encore installer sur son sol une industrie métallurgique qui jointe aux industries de transformation complémentaires de son activité agricole seront le point de départ d'une transformation radicale de son économie. Si l'on ajoute encore les perspectives de culture mécanique du riz dans les vallées et les plaines littorales, il semble que l'avenir dans tous les domaines soit assuré ».

Luc MOGENET

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