
En fait, à entendre certaines déclarations diffusées via certains médias nationaux et internationaux, on se croirait encore en campagne.
Fondamentalement, cette forme de campagne qui ne dit pas son nom, a lieu sur les médias étrangers, même si certaines radios et d'autres sites internet de la place aussi y participent. Mais ce sont les médias de la sous région et ceux de la France, en particulier RFI et France 24, en premier qui se taillent la part la plus importante du gâteau.
Ceux qui espéraient qu'avec la suppression de la campagne, la passion allait retomber, ont du déchanter. Au contraire, puisque le canal dont on se sert aujourd'hui a une plus grande audience que les médias locaux, l'effet n'est que décuplé. Mieux, puisqu'une radio comme RFI est écoutée dans les confins les plus reculés du pays, les vœux des anti-campagnes ne pouvaient être exaucés.
Depuis quelques jours, c'est avec une impatience non dissimulée que les éditions africaines de la radio mondiale, sont attendues par les électeurs guinéens. Ils espèrent ainsi aller au bout de la chronique du scrutin, qui y est retracée. Avec les piques, les attaques, les exigences, les inquiétudes, les nouvelles revendications et les derniers couacs.
La campagne sans "exister" parvient à la fois aux militants de tout le pays, qu'ils soient de l'extérieur ou de l'intérieur. Et elle ne cessera d'exister que quand les responsables de ces puissants médias l'auront décidé.
Brahim Bangoura pour GuineeConakry.info




















