
La présidente de l’Association des Jeunes Filles pour la Promotion de l’Espace Francophone (AJFPEF), Djenabou Bah a indiqué dans une déclaration que depuis un certains temps, on assiste à la recrudescence d’un fléau qui ne faisait pas partie du paysage social guinéen. ‘’ Il s’agit des viols à répétition des filles et femmes et d’une manière générale, celui des violences faites aux filles et aux femmes’’, a-t-elle dit.
La conférencière a ensuite noté qu’une enquête nationale sur les violences basées sur le genre dirigée par le ministère de l’action sociale en 2015, avait démontré que 95% des femmes âgées de 14 à 35 ans ont été victimes au moins d’un acte de violence dans leur existence.
‘’ Et bien avant, l’enquête, les violences sexuelles ont été exercées contre les filles et les femmes, en rappellent les événements de janvier et février 2007 ou encore celui du 28 septembre 2009’’, a précisé la présidente de l’AJFPEF.
Dans le même esprit, elle a aussi déclaré que depuis d’un an, il ne se passe plus une semaine sans qu’on puisse parler de viol des filles. ‘’ La question est : que font nos autorités pour éradiquer ce fléau ?’’ , s’est-elle interrogée.
Quant à la représentante de l’ambassade des USA en Guinée, Mariétou Bah, elle a salué l’initiative de l’AJFPEF qui est de lutter farouchement contre les violences basées sur le genre dans le pays. Elle a même évoqué le cas de la fillette de cinq ans qui a succombé à Guéckédou, suite aux blessures de son excision.
Léon KOLIE pour GCI
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