
La ville est reste quasiment vivante, même dans les zones réputées opposées au régime en place. En particulier sur l’axe Bambeto-Cosa-Hamdallaye, où des jeunes manifestants ont eu, à un moment de journée, affaire aux forces de l’ordre déployées sur le terrain. Des barricades dressées à certains endroits de la voie expresse ont été tout simplement dégagées par les hommes en uniforme.
Il faut toutefois noter que la circulation, dense dans la matinée, est restée fluide toute la journée avec des interruptions dues à certains moments de la journée à des échauffourées. De même, la plupart des écoles sont restées ouvertes, tout comme la plupart des marchés à Lambanyi, à Kaporo et autres Taouyah.
Par contre, les rideaux de la plupart des boutiques de ventes sont restés baissés. Au même
moment, un embouteillage s’est formé sur l’autoroute Fidel Castro, sur laquelle tous les automobilistes, pour des raisons de sécurité, se sont rabattus. A ce niveau, les femmes vaquent à leurs affaires, notamment à Enta, Matoto, Tanènè et Yimbaya, où les activités socioéconomiques ont tourné comme d’habitude, à un rythme presque normal.
Au niveau de Madina, le plus grand centre commercial de Conakry, seulement une boutique sur cinq est ouverte. Tandis que les détaillants et les demi-grossistes ont jugé utile de boycotter les consignes de l’opposition. Tout comme d’ailleurs les étalagistes qui sont massivement sortis.
« Je prépare le soir ce que je gagne dans la journée. Mon mari ne travaille pas » a lancé M’Mah Sylla, vendeuse d’épice dans un marché de la place.
Maria de BABIA pour GCI
2015 – GuineeConakry.info




















