VIH/SIDA: Prévention des infections à VIH, Passer de la stratégie ABC à la stratégie ABCCCDEFGHI

Le rapport de l'ONUSIDA de 2006 publié lors du XVIe Congrès international sur le SIDA a souligné la part toujours importante des transmissions sexuelles dans la propagation du VIH en Afrique. Le contexte du risque d'infection par le VIH, la vulnérabilité sociale et les rapports de force politiques, économiques et liés à la sexospécificité dans la société sont des éléments fondamentaux de l'expansion continue de l'épidémie...

Dans ce contexte, la panoplie actuelle d'options de prévention constitue la base des programmes de prévention et les efforts de recherche pour les amplifier sont bien engagés. Parmi ceux-ci, il convient de citer les essais sur l'efficacité de la Circoncision masculine, des nouvelles méthodes mécaniques de prévention pour les femmes - Diaphragmes, de la prophylaxie en cas d'Exposition (Prep et PEP), des microbicides utilisés par les Femmes et du traitement suppresseur du virus de l'Herpès (HSV-2) (voir aparté). Alors que les résultats de ces études

sont tant attendus (beaucoup sont prévus pour 2007/8), il existe de nombreux défis en ce qui concerne la mise en oeuvre de ces essais sur la prévention, notamment l'acceptabilité des interventions, l'observance, le maintien des cohortes, les taux d'incidence du VIH, la désinhibition comportementale, les exigences ethniques et les coûts. Bien que la recherche d'un vaccin préventif contre le VIH, à la fois sûr et efficace, continue, les options de prévention cités auparavant donnent de l'espoir à ceux qui doivent utiliser la stratégie ABC (abstinence, fidélité, préservatif) dans la prévention de la transmission sexuelle du VIH.

 

Intégration de la prévention dans les services de traitement:

Au fur et à mesure que les traitements antirétroviraux deviennent de plus en plus accessibles, les services de traitement offrent de nouvelles opportunités dans la prévention du VIH. La manière dont la prévention peut être effectivement intégrée dans les services de prise en charge du SIDA reste un défi considérable, en particulier en Afrique subsaharienne où le poids de la prise en charge du SIDA est en train d'engorger les services de santé.

 

Consommation de drogues injectables:

 

La consommation de drogues injectables (IDU) représente environ 10% du total des infections à VIH et il s'agit du principal mode de transmission des épidémies naissantes en Europe de l'Est et dans certaines régions d'Asie. Aux États-Unis, environ un quart des infections à VIH est dû à la consommation de drogues injectables. La méthode de substitution et d'échange des seringues usagées par un paquet standard contenant une seringue stérile, connue sous le terme de "réduction des préjudices", et dont l'efficacité dans la prévention du VIH a été prouvée, est une méthode sûre et efficace qui est actuellement disponible dans plus de 100 pays. Un essai de contrôle randomisé, comparant un encadrement à la charge de consommateurs de drogues injectables avec un débat classique après une présentation vidéo, a démontré une prise de risque inférieure lors de l'injection. Cependant, cet effet diminue au bout de six mois. Les interventions, basées sur des preuves tangibles et

modifiées en fonctions de conditions locales, ont montré qu'elles présentent divers bénéfices, allant de la réduction de l'utilisation commune de seringues à une meilleure gestion des overdoses.

 

Conseil et dépistage du VIH:

 

L'élargissement du dépistage du VIH constitue un défi commun aux programmes de prévention et de traitement. En Ouganda, un programme de prise en charge à domicile a permis d'augmenter, en 15 mois, la réalisation de dépistage de 10% à 84%. Sur les 13.366 couples que ce vaste programme de CDV, porte à porte, a atteint, environ 4% avaient le même statut VIH et environ 3% avaient un statut VIH différent. Le programme universel de conseil et de dépistage du Botswana a permis d'augmenter la connaissance du statut VIH de 18,1% en 2001 à 25,4% en 2004.

 

Circoncision masculine:

 

Parmi les employés des plantations de thé du Kenya, le taux d'incidence du VIH était de 0,84 pour 100 personnes-année chez les hommes circoncis alors qu'il était de 2,98 pour 100 personnes-année chez les hommes non circoncis. Deux groupes différents de modèles de données permettent d'offrir des projections prédisant que les modestes programmes d'expansion de la circoncision masculine en Afrique donneront d'importants bénéfices, en terme d'infections à VIH avérée et de réduction des coûts. Un essai sur une cohorte prospective, étudiant la désinhibition comportementale chez les hommes au Kenya après une circoncision, a montré qu'au cours des 12 premiers mois postérieurs à la circoncision, il n'existe pas de différence de comportements sexuels à risque entre les hommes circoncis et les hommes non circoncis.

 

A Abstinence

B Fidélité (de l'anglais Be Faithful)

C Préservatifs (de l'anglais Condomise)

C Conseil et dépistage

C Circoncision

D Diaphragme

E Prophylaxie en cas d'Exposition (pré et post)

F Microbicides utilisés par les Femmes

G Contrôle des infections Génitales

H Traitement suppresseur du virus de l'Herpès (HSV-2)

I Immunité

 

Adaptation de l'exposé en session plénière du Dr Ramjee, mardi 15 août 2006

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