
Après examen, les médecins ont conclu que la délivrance ne pouvait venir que d'une intervention chirurgicale (césarienne). Le mari ne pouvait que consentir. On procède aussitôt aux formalités de départ. Les médecins se mettent au travail.
La femme est conduite au bloc après avoir reçu une dose d'anesthésiants et d'autres produits indispensables à ce genre d'opération. Le journaliste de mari attendait inquiet dans les couloirs. Et, subitement une coupure d'électricté.
L'époux et sa famille paniquent un peu. Mais les médecins les rassurent. Pourtant, les choses ne marcheront pas avec l'électricité qui ne revient pas. Entre temps, le drame. La jeune femme décède, mais, le bébé est indemne. La nouvelle est annoncée par le médecin-chef, après un long discours de sensibilsation. Terrible.
Ce n'est naturellement pas la première fois qu'une femme meurt pendant l'accouchement. Il s'agit d'un phénomène récurrent qui mérite beaucoup d'attention. Surtout que dans nos hôpitaux, ce n'est pas seulement le courant qui manque.
Les malades ou leurs proches parcourent souvent des kilomètres pour se procurer de l'eau potable. En fait, devant cette regrettable affaire, une enquête devrait être ouverte pour faire la part objective de vérité ou d'autres problèmes professionnels au cours de l'intervention.
Dommage que bien souvent, les citoyens guinéens en croyants fatalistes s'en remettent à la volonté de Dieu, là où la police et la justice des hommes devraient agir.
Kerfalla Kourouma




















