
Pour la deuxième édition de ce festival qui apparait comme l’un des plus grands rassemblements culturels et artistiques de la Guinée, le thème retenu est « la démocratie et la bonne gouvernance ».
Un choix qui, selon les conférenciers, s’explique par l’organisation dans dix huit pays africains, « d’élections démocratiques », qui ont été appuyées par « les vagues de revendications sociales dénonciatrices sur le continent ». Notamment, du Maghreb à l’Afrique sub-saharienne, où des peuples essentiellement jeunes, se sont levés comme « un seul homme pour bouter des dictateurs... », ainsi que « revendiquer plus de démocratie et de transparence dans la conduite des affaires publiques ».
Si dans sa vocation essentielle, ce festival a pour objectif de promouvoir l’excellence de la culture musicale urbaine guinéenne; il est à noter que cette deuxième édition est toute une particulière. C’est de mettre la culture au service de l’humanitaire. Pour la circonstance, que ça soit à Conakry ou à l’intérieur du pays dans les villes ciblées, il sera distribué, selon les organisateurs, aux écoles pour garnir leurs bibliothèques, à des coopératives féminines, et à des hôpitaux.
Hormis ses douze concerts gratuits, dont cinq à l’intérieur du pays, notamment, à Coyah, Kindia, Mamou, Labé, Mamou, et exceptionnellement à Timbi Madina dans Pita, avec l’appui des artistes locaux et d’ailleurs comme Admiral T et Filentre de la France, Duggy Tee du Sénégal, Richie du Ghana, Fodé Baro, Bâ Cissoko, Singleton, Banlieuz’art, Antoine Flingo, Instinct Killers, etc..., le festival URBAN-AFREEKA se veut être un espace de formation et d’échanges professionnels. A l’occasion, des activités, des conférence-débat, formation, rencontres professionnelles, expositions et vente, concerts off, seront animées par des hommes de culture et structures culturelles de la place, dans les locaux de certaines institutions culturelles à Conakry.
Lamine Camara pour GuineeConakry.info




















