
N’est-ce pas que nous sommes à l’aube d’un nouveau départ ? Décidément, pour eux, c’est l’occasion à ne pas manquer.
A propos, ils projettent une grève à partir du 22 février 2011. Si les requêtes qu’ils formulent dans leur préavis ne sont pas prises en compte. Globalement, ils reprochent à l’Etat le peu de souci qu’il manifeste pour ceux des Guinéens qui sont hors des frontières nationales pour des raisons de formation. Selon eux, ce désintérêt ne date pas d’aujourd’hui. Ce serait une situation qui s’est profondément ancrée dans les traditions, au gré des pouvoirs qui se sont succédés dans l’histoire du pays.
Ibrahima Diallo, étudiant en droit au Maroc dit à propos : « Depuis 1984 et l’avènement de feu le général Conté, la bourse d'un étudiant est à 50$/mois. 50$, pour payer le louer qui est actuellement à 100 dollar au Maroc, cette même somme pour payer l’électricité, le transport, les fournitures scolaires, se nourrir, se soigner et autres besoins, sans oublier que de nos jours, les étudiants ont besoins des PC portables ou des ordonnateurs pour faire les recherches ou certains stages ».
Poursuivant sur un ton encore plus accusateur, il confie : « le comble c'est que même ces 50$, on ne les reçoit pas chaque fois. Par exemple, si tu dois faire la 1ère année, il faudra attendre (et là aussi, si tu es vraiment chanceux) à ta 2ème année pour être en possession de ton argent et cela avec tous les problèmes des ambassades ».
Cette situation fait que parmi les étudiants évoluant en dehors de la Guinée, on envie les conditions de vie des amis maliens, sénégalais, Gabonais, etc. Mais aussi celles de ceux qu’Ibrahima Diallo appellent « des joueurs guinéens qui ne font rien mais prennent quand même 1500€ pour un match amical ».
On aura compris le message. Le collectif des étudiants guinéens à l’étranger sollicite en plus, de l’actuel locataire du palais de Sékhoutouréyah, une faveur permettant à ceux de ses membres qui le désirent de pouvoir rentrer au pays à l’occasion des vacances. Il semble que parfois le pays et les leurs leur manquent énormément.
Cette doléance, on se rappelle, a été soulevée et débattue du temps du gouvernement de consensus de l’ancien premier ministre, Lansana Kouyaté. Des promesses avaient été faites. Mais manifestement, l’idée n’avait pas fait du chemin. Pourtant, cette dernière requête semble indiquer un certain attachement de ces compatriotes à leur nation.
Rien que pour cela, on devrait prêter une oreille attentive à leurs doléances.
Salématou Diallo pour GuineeConakry.info




















