
Evènement dramatique, s’il en est, cette explosion d’un câble électrique dans l’enceinte de l’Université Kikuyu, située à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Nairobi, montre bien hélas, la nature de la peur-panique que vit le pays d’Uhuru Kenyatta depuis 2011, quand les troupes kenyanes sont passées à l’assaut des shebabs en Somalie.
Si des étudiants se sont défenestrés, si d’autres ont sauté dans le vide depuis leurs dortoirs situes au 5eme étage du campus, et d’autres encore se sont mortellement bousculés, c’est parce que désormais chacun croit qu’il ne devra son salut qu’à lui-même !
Comme l’a dit Martha Karua, ex-ministre kényane, ce qui s’est passe est «triste, mais parfaitement compréhensible » La défiance vis-à-vis des forces de l’ordre et des gouvernants est telle aujourd’hui, que les citoyens ne comptent plus que sur eux-mêmes. Certes, grâce à ces mêmes forces, la quiétude a pu revenir et les blesses ont pu être orientes vers les centres hospitaliers par des ambulances, il n’en demeure pas moins vrai que le bilan est lourd, avec un mort et au moins 150 blessés.
Cette explosion à l’aube dans la résidence universitaire Kikuyu, qui était ‘’simplement’’ de nature accidentelle, en attendant une enquête plus pointue de la chose, apporte la preuve que les autorités kenyanes ont vraiment du pain sur la planche pour rétablir la confiance et la sécurité intérieures.
En effet, la psychose étant le lit de toutes les supputations et de toutes les susceptibilités, il faudrait a la gouvernance kenyane une bonne dose de sagesse, de véritables dispositifs sécuritaires visibles et secrets, pour rassurer les uns et les autres, car, cette ‘’fausse alerte’’ de Kikuyu devrait permettre à l’Etat de mieux affûter ses armes. Les shebabs n’ont pas dit leur dernier mot, donc méfiance, prudence et vigilance !
Maria de BABIA pour GCI
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