
L’annonce du choix de Youssef Chahed comme futur possible premier ministre par le président-vétéran tunisien Béji Caïd Essebsi, a été accueillie de manière contrastée par certains de ses compatriotes qui ont aussitôt dénoncé sa proximité parentale avec le chef de l’Etat, et son bilan qu’il jugent de vraiment mitigé. Evoquant au passage, son engagement dans la coopération avec les USA et l’UE, de manière à servir d’autres intérêts que ceux de la nation tunisienne.
Cependant, face à ses détracteurs qui pullulent sur les réseaux sociaux, il y a aussi ses défenseurs qui trouvent en lui ‘’l’oiseau rare’’ dans un monde politique sénile et affaibli, avec un président qui fêtera bientôt ses 90 printemps. Ses soutiens rejettent donc avec mépris ses liens ou alliances qu’on lui trouve avec le pouvoir actuel et le parti Nidaa Tounès, que dirige le fils du président en personne.
Chahed, 40 ans, n’est pas resté atone face à la montée en puissance médiatique de ceux qui le ‘’sabrent’’ gratuitement, il leur a dit sans ambages, «aucun lien de parenté direct ne me lie avec le président (…) Ce n'est ni mon beau-père ni mon oncle. J'ai commencé à collaborer avec lui après la révolution, après 2011» Donc, au lendemain de la chute du rais Ben Ali, seulement en 2013. Ses propos ont le mérité de la clarté. Espérons qu’ils aident à dissiper les nuages de doutes.
Youssef Chahed, celui qui était jusque-là responsable des Affaires locales, dans le gouvernement de son prédécesseur contesté Habib Essid, devra se montrer à la hauteur de ses futures responsabilités, en ralliant a sa cause les uns et autres. Ceux qui le connaissent bien, disent qu’il peut relever ce défi et...relever aussi la Tunisie. Vaste programme!
Maria de BABIA pour GCI
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