
La Ligue tunisienne des droits de l’homme, l'Union générale tunisienne du travail (UGTT), l’Utica, représentant le patronat et l’ordre des avocats ont conjugué leurs efforts et leurs stratégies pour que le printemps arabe qu’incarnait la Tunisie ne s’évapore comme un gaz éphémère, enivrant au passage, un peuple amoureux de liberté et de justice. La crise politique avait atteint une telle complexité contestataire que le pire guettait les révolutionnaires, menaçant de faire ‘’floper’’ leur mouvement.
Heureusement que ces quatre associations ont imaginé les contournements indispensables à leur succès, en se débarrassant avec maestria de Ennahada, pour mettre sur orbite une équipe gouvernementale aux compétences reconnues et patriote. Mais le quartet n’est pas à l’abri des attaques de toute nature, allant jusqu’à remettre en cause, quelques fois, leur mérite concernant l’attribution du prix Nobel dont il a bénéficié du jury d’Oslo.
Certains auraient préféré voir cette distinction revenir aux anonymes de la société civile. Ceux qui ont coltiné sur le terrain, ceux qui ont ‘’bossé’’ en vrais sapeurs-pompiers, pour éteindre le feu des tensions sociales.
Ceux dont on a encore besoin contre ce chapelet d’attentats islamistes qui ont secoué la Tunisie, qui vit encore sous l’état d’urgence avec tout son corollaire d’instabilité économique et politique. S’il est vrai que le quartet avait bien réussi à établir le dialogue social, à le piloter avec dextérité pour le bonheur du pays, en toute logique, on ne voit pas pourquoi, on refuserait de saluer ce Nobel bien mérité par les ‘’quatre charretiers du printemps arabe’’.
Maria de BABI pour GCI
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