TUNISIE : Carnage à Ben Guerdane

Un lundi sanglant. Une cinquantaine de cadavres. Une Tunisie traumatisée, tétanisée. Des affrontements terribles entre les forces officielles de sécurité et des islamistes prosélytes. Ben Guerdane, cette ville frontalière de la Libye, n’avait jamais connu ça. Des attaques concomitantes sur différents points stratégiques de cette ville de 60.000 âmes, ont provoqué une hécatombe sans précédent. Des civils, des gendarmes, des douaniers et des policiers tous victimes de cette sauvagerie islamiste. Même un enfant de 12 ans y a perdu la vie !

Les assaillants ont connu d’énormes pertes en vies humaines, pas moins de 33 victimes. Des djihadistes dont on ergote encore sur les origines, tandis que font dans le zèle en se réclamant de Daesh et en agissant avec leurs kalaches en criant ‘’Allah Akbar’’ et en fonçant sur leurs cibles.

Les autorités tunisiennes se consultent et invitent les populations au calme, a la vigilance, tout en restant à domicile, le temps de maitriser cette délétère situation. Le premier ministre tunisien Habib Essid et le président Béji Caïd Essebsi, sont en contact pour une meilleure coordination de la riposte, afin d’éviter les débordements ou de soutenir une peur-panique qui desservirait gravement ce pays par excellence du tourisme, et qui a perdu par le fait de ces attaques terroristes, plus d’un million de visiteurs, depuis les évènements du Bardo. Les conséquences de ces attentats sur l’économie nationale sont énormes.

C’est pourquoi les forces de l’ordre, fouettées par la rage patriotique ont réagi de manière efficace pour que la ville ne s’embrase pas. Patrouillant dans la ville de Ben Guerdane pour traquer les envahisseurs et rassurer les populations qui ont été sérieusement éprouvées ces dernières semaines, caractérisées par la porosité de la frontière avec la Libye ou les troupes islamistes sont en train d’installer leurs réseaux terroristes.  Malgré les 200 kilomètres de clôture de sable, comme on le voit, les assauts rebelles sont constants et de plus en plus audacieux.

Quand on sait que la Tunisie, malgré son exemplarité démocratique, en tant que berceau du ‘’printemps arabe’’, est paradoxalement un des plus grands fournisseurs d’islamistes, avec plus de cinq mille de ses fils engagés au sein de ces troupes fanatisées ; l’on comprend mieux toute la complexité de l’inquiétude des autorités tunisiennes. Et comme la communauté internationale cherche encore par quel bout traiter la présence de Daesh en Libye, les Tunisiens devront d’abord compter sur leurs propres capacités de résilience pour vaincre toutes les peurs et répondre frontalement a toutes les attaques présentes et futures.

Maria de BABI pour GCI

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