
Jusque-là, la presse se fiant davantage aux témoignages des victimes, faisait dans de l’à-peu-près. Naturellement, la faiblesse relative des dégâts occasionnés donnait une idée du niveau du phénomène, mais il aurait été appréciable que les autorités guinéennes, partant des conclusions de la direction nationale de la géologie, aident à y voir au-delà des explications informelles et quelque peu incohérentes que peuvent fournir les profanes.
Malheureusement, tel n’a pas été le cas. Pour autant, ce n’est que ce soit absolument en raison de la mauvaise foi et du mépris que les responsables guinéens peuvent avoir à l’égard de l’opinion publique; il se trouve que dans ce genre de phénomènes, ce sont des structures scientifiques qui sont habilitées à fournir les explications. Sauf que dans le cas guinéen, la direction nationale de la géologie, à l’image de tout le pays, n’est pas forcément équipée pour relever le défi qui est le sien en la matière. Donc, logiquement, il était difficile sinon impossible à cette direction de jouer le rôle attendu d’elle. Cependant, une alerte plus proactive aurait pu "consoler"...
N’empêche qu’au niveau du gouvernement, par respect pour les victimes et pour le public, il aurait été fort louable de communiquer et communiquer encore. Afin de permettre à l’opinion de s’en faire une idée au-delà ce qu’en dit la presse.
Boubacar Sanso Barry pour GuineeConakry.info




















