TRANSPORTS INTER-URBAINS: Des barrages routiers pour arnaquer

Pour parcourir les 150 Km qui séparent la capitale Conakry de Kindia, la cité des agrumes, et plus loin encore du chef lieu du gouvernorat de Kankan à 650 Km et vice-versa, l’automobiliste est appelé à être confronté une bonne trentaine de barrages dressés par des brigades mixtes, composées des forces de défense et de sécurité. Avec tout ce que cela comporte comme ennuis et tractations. Bref des tracasseries inimaginables! Un véritable parcours du combattant qu’a du mal à endurer un non habitué des parcours inter urbains. Guinee Conakry.info a voulu comprendre en dépêchant ses hommes sur le terrain. Pour tout dire, cette fois-ci encore, les habitudes qui ont la peau dure en Guinée, n’auront pas fait exception à la règle. Tels des affamés, les hommes uniformes se ruent, à toutes les occasions, sur les usagers pour réclamer des billets de banque. Au point d’amener de nombreux compatriotes à se demander cv'est quand le changement tant prôné par le professeur Alpha Condé et réclamé depuis toujours… 19:54 26-11-2011

Le voyage pour le pays profond n’est plus perçu comme un plaisir pour le commun des Guinéens, mais un souci majeur, surtout quand la nécessité est impérieuse. Par la faute encore et toujours des institutions et des hommes sensés de mettre la nation et l’individu en sécurité.

En effet, les barrages dressés par les forces de l’ordre et de défense servent plus à arnaquer qu’à tout autre chose. Vu que les véhicules qu’ils soient de transports en commun ou pas, qui voyagent ne sont soumis, contrairement aux instructions du chef d’état major des armées, à aucun contrôle de routine. Bien au contraire, les cartes d’identité ne sont contrôlées que pour identifier les compatriotes qui n’en détiennent pas et qui, conséquemment sont tenus de s’acquitter d’un montant allant de 5000 Gnf à 10.000 Gnf pour franchir  la corde. Alors que les engins roulant, les véhicules des transports en particulier, s’acquittent de sommes variant entre 5000 à 25.000 Gnf, selon que c'est un camion, un minibus ou un taxi!

Un exercice auquel les usagers de la route sont soumis à l’entrée et la sortie  de chaque ville en partance ou en provenance de n'importe quelle préfecture. L’une des conséquences d’un tel état de fait, se trouve être inéluctablement le retard pour atteindre toute direction. Mais plus grave, c’est qu’on assiste à une dégradation poussée de la liberté de circulation des personnes et des biens. Au grand dam du changement proclamé quotidiennement par les autorités. 

Kerfalla Kourouma pour GuineeConakry.info

Recherche

Suivez-nous

GUINEE: Petit KANDIA "Birin Moulan"



  • Le célèbre chroniqueur est au cœur d’un bras de fer avec Mamadou Blaise Sangaré, conseiller spécial du Chef de l'Etat. Votre site avait relayé cette affaire portant sur des propos diffamatoires attribués à Ras Bath. Ce début de semaine mettra aux pr

Annonce