
Le voyage pour le pays profond n’est plus perçu comme un plaisir pour le commun des Guinéens, mais un souci majeur, surtout quand la nécessité est impérieuse. Par la faute encore et toujours des institutions et des hommes sensés de mettre la nation et l’individu en sécurité.
En effet, les barrages dressés par les forces de l’ordre et de défense servent plus à arnaquer qu’à tout autre chose. Vu que les véhicules qu’ils soient de transports en commun ou pas, qui voyagent ne sont soumis, contrairement aux instructions du chef d’état major des armées, à aucun contrôle de routine. Bien au contraire, les cartes d’identité ne sont contrôlées que pour identifier les compatriotes qui n’en détiennent pas et qui, conséquemment sont tenus de s’acquitter d’un montant allant de 5000 Gnf à 10.000 Gnf pour franchir la corde. Alors que les engins roulant, les véhicules des transports en particulier, s’acquittent de sommes variant entre 5000 à 25.000 Gnf, selon que c'est un camion, un minibus ou un taxi!
Un exercice auquel les usagers de la route sont soumis à l’entrée et la sortie de chaque ville en partance ou en provenance de n'importe quelle préfecture. L’une des conséquences d’un tel état de fait, se trouve être inéluctablement le retard pour atteindre toute direction. Mais plus grave, c’est qu’on assiste à une dégradation poussée de la liberté de circulation des personnes et des biens. Au grand dam du changement proclamé quotidiennement par les autorités.
Kerfalla Kourouma pour GuineeConakry.info




















