
Il faut remarquer que depuis de très nombreuses années, malgré la déliquescence dénoncée de l'Etat, on n'avait pas connu une ouverture des classes aussi perturbée que celle qu'on a enregistrée cette année.
Du fait d'une conjoncture socio-économique et politique plutôt difficile qui n'est pas étrangère à la bataille électorale qui était en jeu, les cours n'avaient que très timidement repris. Pendant un bon moment après la reprise officielle, les salles de classes étaient encore clairsemées, du fait de l'hésitation de certains parents à laisser leurs enfants aller à l'école dans un contexte de surchauffe sociale.
Au moment où on commençait à croire que le pire était évité, intervient l'annonce d'un premier congé spécial de deux semaines. C'était en prélude de la tenue du second tour à la date du 24 octobre, comme envisagée pendant une certaine période. Mais depuis, on sait que cette date a été reportée, au prix de tractations très tendues. Seule la date du 7 novembre sera la bonne.
Entre les deux tours, la tension et les menaces n'auront pas permis une véritable et sereine reprise des cours, même si les autorités l'avaient naïvement voulue. Puis, dans l'optique de la tenue effective du scrutin à la date du 7 novembre, les enfants sont officiellement à la maison depuis le vendredi 5 novembre, au titre du second congé spécial élection. Officiellement, ce repos aurait du s'achever le 22 dernier.
Seulement, on sait ce qui s'est passé peu avant et après la proclamation des résultats provisoires. Constatant le fait accompli, les autorités en charge de l'éducation ne pouvaient que valider le report de l'ouverture à une date qui reste encore à fixer.
Selon certains médias, la date du 5 décembre serait envisagée pour la reprise des cours. Information qu'il faut prendre avec prudence, vu que la Cour Suprême ne s'est pas encore prononcée sur les résultats provisoires proclamés par la CENI. Or, on ne sait jamais à quoi s'attendre à la publication de ce verdict ultime.
Comme à partir de cette dernière proclamation, le pays devra changer de responsables et que les nouveaux maîtres seront les seuls à savoir quand programmer la reprise. On peut même se demander que vaudrait une ouverture à moins de trois semaines des traditionnelles fêtes de fin d'année.
Il résulte de tout cela que pour des raisons politiques, l'année académique s'en trouve malheureusement écourtée. Conséquence, les programmes ne seront pas achevés. En fin d'année, les examens se tiendront tout de même. Et il y a de fortes chances que les mesures qui pourraient être prises au lendemain de l'investiture du nouveau prince, aient un parfum de rigueur.
Pivi Bilivogui pour GuineeConakry.info




















