
Mission délicate. C’est le risque à prendre pour donner une chance à la paix, car depuis plus de 72 heures, les électeurs attendent impatiemment les résultats d’un scrutin dont les compilations ne finissent pas de finir ! La mouvance et l’opposition s’accusent réciproquement. Chaque camp étant convaincu que l’autre est en train de lui ‘’chiper’’ des points pour s’assurer une victoire au goût amer.
Le leader de l’opposition Jean-Pierre Fabre et ses militants sont prêts à en découdre avec le camp adverse. A leurs yeux, les premières publications représentant environ les 26% du vote, sont de nature à accréditer le triomphe de Faure Gnassingbé, en annonçant des résultats qui lui sont favorables, avec plus de 60% des bulletins dépouillés.
Cette stratégie du fait accompli et du grignotage progressif de l’électorat, l’opposition n’en veut guère. Elle préfère que les choses soient stoppées, parce que pour elle, c’est tout simplement un scandale. Et ça, elle ne l’acceptera pour rien au monde !
C’est dans cette ambiance soufrée qu’arrivent les deux présidents ouest africains. Le Ghanéen espère, en tant que président en exercice de la CEDEAO, avoir le poids moral et la considération de son exemplarité démocratique, pour faire baisser la tension. Et se faire entendre. Le second, l’Ivoirien, arrive auréolé de son récent plébiscite d’investiture, il souhaite faire comprendre aux Togolais, que le pouvoir ne doit faire perdre la tête à personne. Son pays en a tant souffert.
Le sémillant président Faure et le bouillant Fabre auront-ils la sagesse d’écouter leurs frères africains, qui ne veulent point ‘’voir la case du voisin brûler’’ ?
Maria de BABIA pour GCI
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