Titi Camara se prononce: " Moi je suis disponible, je suis fier d'être Guinéen et chaque fois que la Guinée a eu besoin de moi, j'ai répondu présent."

L'international guinéen et ex-sociétaire du Syli national était l'invité du journal télévisé du dimanche 26 novembre 2006. Aboubacar Titi Camara a tranché avec les rumeurs qui voudraient qu'il ne soit pas prêt à prendre l'équipe nationale guinéenne en qualité d'entraîneur: « si j'ai l'opportunité d'apporter mon expérience au football guinéen, je suis disponible »...

Toutefois, Titi regrette l'état des lieux qui est fait aujourd'hui de la "Guinée sportive" de façon générale: « le football guinéen, le sport en général est malade. Vous savez, y a pas que le football, il y a l'athlétisme, le basket-ball, le tennis, la natation sans oublier les arts martiaux aussi, la boxe', bref, rien ne marche, rien ne marche parce que aujourd'hui, on n'a plus de champion comme à l'époque, au temps du Hafia... ».

 

RTG: Vous dites que le football guinéen' Parce qu'on va parler du football au cours de cette émission. C'est votre art, le football. Vous dites que le football guinéen est malade. D'où vient cette maladie-là? Qui est responsable de cette maladie? Est-ce que la structure ou bien les hommes qui gèrent ce secteur?

 

Aboubacar Titi Camara (Titi): Je pense que le sport, c'est comme le corps humain: il y a la tête, le tronc et il y a les jambes. Et si la tête ça va, les autres ne suivent pas, c'est un peu difficile. Je pense que dans le cadre du football il faut que l'on soit tous alertés, que l'on se dise il y a des pays aujourd'hui qui sont nos voisins en Afrique. C'est vrai à l'époque du Hafia ou du Horoya, la Guinée était en avance, aujourd'hui, les autres pays aussi, ils ont appris de l'avance, ils savent c'est quoi le football. Tout le monde sait taper dans le ballon aujourd'hui. Et pour s'en sortir ou pour être promu, c'est de travailler dans la rigueur et la discipline. Pour avoir une grande équipe, ce n'est pas trop compliqué. Il suffit vraiment d'avoir les structures. Je crois que pour le matériel qui est le ballon et les paires de godasses et après, il faut avoir des dirigeants qui sont là, pas pour se servir du football, mais pour apporter un plus au football parce que le peuple de Guinée attend ça fait des années.

 

RTG: Et si on vous demandait Titi votre solution. Votre remède à vous pour relever le football guinéen'?

 

Titi: Moi je suis disponible, je suis fier d'être guinéen et chaque fois que la Guinée a eu besoin de moi, j'ai répondu présent. Maintenant, si le bon Dieu me confie cette responsabilité d'apporter un plus, l'expérience que j'ai acquise en Europe là-bas, pourquoi pas'!

 

RTG: Oui, je vais terminer mon idée. Et si on vous appelait aujourd'hui pour entraîner l'équipe nationale de football, quelle peut-être votre réponse?

 

Titi: Ça c'est oui sans hésiter. Parce que je suis guinéen et je suis prêt à relever le défi. Je crois que tout guinéen peut apporter un plus. Si le bon Dieu me guide mes pas, que j'arrive à prendre l'équipe nationale, je pense que je serai à la hauteur d'amener' je serai capable d'amener la Guinée en haut [ndlr: au sommet, à la gloire].

 

RTG: Vous avez peut-être réfléchi à la question? Comment vous comptez-vous y prendre?

 

Titi: Bon, tout le monde sait, ça fait quelques mois que j'ai arrêté le football. Et dans ma tête je n'avais pas ça à l'idée, je me suis fixé des objectifs et si les événements arrivaient à me faire changer d'avis, pourquoi pas. Vous savez, être entraîneur c'est un métier, on n'est pas né entraîneur, on devient entraîneur et on devient dirigeant et on devient footballeur. Et si j'ai l'opportunité d'apporter mon expérience au football guinéen, je suis disponible. Pour canaliser ces jeunes, je pense que la plupart des jeunes qui évoluent dans l'équipe nationale, sont tous des pères de famille, ils sont tous des responsables et quand je vois certains comportements au sein de l'équipe nationale, je me dis c'est dommage parce qu'ils sont tellement talentueux! Il suffit seulement de s'impliquer plus. Je pense que l'on a une bonne génération. C'est dommage, c'est dommage.

 

Propos recueillis par la RTG, transcrits par

Ibrahima Sylla pour GuineeConakry.Info

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