
Cependant quand on est un homme public, il faut assumer. Tibou traverse une zone rouge. Ceux qui le haïssent disent qu'il est un homme ''passe-partout'' et l'accusent volontiers d'être un pion de Cellou Dalein auprès de Konaté, le général président, pressé de quitter le pouvoir.
Ceux qui l'admirent pensent qu'il joue un rôle de soupape de sécurité aux terribles colères de son ami Sékouba, un conseillé aimé et écouté du chef ; celui qui permet d'éteindre de nombreux feux. Un pompier de tous les jours.
Ce n'est pas un rôle facile, surtout quand lui-même quelque fois, brouille les pistes, en affichant ses accointances avec un certain Diallo Sadakadji, par exemple. C'est aussi un rôle ingrat car, pour avoir servi Lansana Conté, combattu Lansana Kouyaté, adulé Moussa Dadis Camara et émerveillé Sékouba Konaté; forcément le prisme déformant joue son rôle.
Son exercice de ce matin, avec ce point de presse sur le discours de Konaté et l'expression ''un contre tous ou tous contre un'', le calendrier des élections, les bruits de bottes, la CENI et le deuxième tour, l'armée guinéenne peut-être bientôt en Somalie, n'était point aisé. Mais l'essentiel était qu'il dise ce qu'il pense ou ne pense pas.
Pivi Bilivogui pour GuineeConakry.info




















