
Arrivée dans la nuit du 16 juin, pour le sommet des ministres du supérieur avec le président Ibrahim Boubacar Kéita, la Canadienne n’a pu se retenir. Lors du second rendez-vous de l’initiative pour le Développement du Numérique dans l'Espace universitaire Francophone, Michaelle Jean est revenue sur le drame terroriste de novembre 2015 à Bamako.
« La douleur de Radisson est encore vivace dans mon esprit » a confié l’ex-gouverneure du Canada. Rappelant qu’elle était censée être à Bamako le lendemain des attentats, pour les 10 ans des journées de l’expression culturelle organisées avec l’UNESCO, Mme Jean a condamné ce drame.
Plusieurs collègues de l’ancienne journaliste de Radio Canada, venue au Mali en 2006, quand un certain IBK était au perchoir, ont péri. L’OIF tenait à pérenniser l’union du pays et apporter sa contribution à la mise en œuvre de l’accord pour la paix. Cette « barbarie » qui s’acharne contre la rencontre des peuples, les droits fondamentaux et la paix sera combattue, selon la patronne de la Francophonie.
Avant de clore ce douloureux chapitre, Michaelle Jean a insisté sur la solidarité de la Francophonie et l’attachement aux valeurs démocratiques. Elle a été décorée ‘’Grand-Croix de l’ordre national’’, des mains du Chef de l’Etat Malien, Ibrahim Boubacar Keïta.
Idrissa KEITA pour GCI




















