
Il est indiqué dans le communiqué que dès le 21 mai dernier, le caractère frauduleux des ordres de paiement a été décelé au cours des rapprochements parce qu’ « aucune trace de ces lettres ne figurant dans les registres de la Direction Nationale du Trésor et de la Comptabilité Publique ».
Malgré toute la promptitude et la diligence avec lesquelles toutes les mesures avaient été prises pour empêcher la sortie frauduleuse des sommes colossales, le communiqué du ministère de l’économie précise : « le 22 mai, le directeur de la société Mill Impression a émis sept chèques en faveur de diverses personnes: six chèques ont été payés pour un montant totalisant 2.141.765.000 de francs guinéens ; le septième chèque d'un montant de 1 500 000 000 de francs guinéens a pu être bloqué à la compensation à la Banque Centrale ».
Les autorités s’engagent à veiller à ce que ceux qui sont impliqués dans cette ténébreuse affaire soient tous punis. C’est ainsi qu’il est annoncé qu’une dizaine de personnes auraient été interpellées et seraient déjà à la disposition de la gendarmerie nationale. Les auteurs de la tentative de détournement seraient de même des fonctionnaires du département de l’économie des finances, des agents de la BCRG avec des complices au niveau des banques commerciales et dans le monde des affaires.
En raison du caractère sensible de l’affaire et, sans doute, de l’énormité du montant en jeu, le ministre de l’économie et des finances indique avoir pris contact avec le premier ministre qu’il informe régulièrement de l’évolution de la situation. Pour sa part, le chef du gouvernement aurait mis à disposition les services de répression du grand banditisme pour qu’ils épaulent leurs homologues de la gendarmerie.
Maïmouna Fofana pour GuineeConakry.info




















