
La dernière rencontre qui a eu lieu le vendredi 15 février 2008 dans un réceptif de la place a regroupé principalement les médecins généraliste, des chirurgiens, des pédiatres et autres cardiologues des CHU et cliniques de la place, mais aussi des étudiants en médecine, pharmacie et odontologie. Ceux qui connaissent théoriquement la télémédecine et les contraintes qui y sont attachées, mais qui jusqu’à nos jours n’ont jamais eu la chance de la pratiquer. Faute de moyens.
A l’occasion, ADD n’a donc pas eu besoin d’entrer dans des explications techniques pour amener les conférenciers à comprendre les notions liées à la télésanté et les contours indispensables pour sa mise en pratique en Guinée. Les médecins présents et le représentant du département de la santé à cette rencontre se sont réjouis de l’initiative, avant de faire remarquer que ce n’est nullement un problème d’expertise qui se pose aux hôpitaux guinéens, mais d’infrastructures.
Ils sont confrontés à une situation chronique de manque d’équipement. Ils parleront en particulier des examens complémentaires dont les labos guinéens ne disposent, et les machines et les réactifs nécessaires. D’autant que ces examens sont indispensables dans les cas compliqués d’interventions chirurgicales.
D’ailleurs sans ces examens, le médecin qui se trouve à des centaines de kilomètres du patient, n’a aucune chance de poser des diagnostics précis. Tout ce qu’il dit dépend fondamentalement du résultat de ces examens cliniques et biologiques.
Ils ont donc fait des recommandations pertinentes sans lesquelles, il est pratiquement impossible de parler de ‘’télésanté’’ dans notre pays. Ils ont cité notamment le scanner auquel seuls quelques privilégiés ont accès en Guinée. C’est le cas des équipements multimédia, sans lesquels il n’est point possible de conduire un projet de télésanté.
Il faut du courant électrique, de l’eau, de réseaux téléphoniques et informatiques fiables. Sans ces équipements, la vie des patients serait à tout moment en danger. La seule consolation est que ADD s’est engagée à trouver autant que possible des solutions aux problèmes ci-dessus inventoriés, en rapport avec le gouvernement et les partenaires qui soutiennent ce projet télésanté en Guinée et un peu partout dans le monde.
Momo Soumah pour GuineeConakry.info




















