
Ce 20 juillet, après vingt ans d’une interminable attente, les survivants de ces douloureux évènements pourraient, enfin, entendre Hissène Habré répondre de ses actes, s’il se présentait aujourd’hui devant le tribunal des Chambres africaines extraordinaires au sein des juridictions sénégalaises (CAE), créé par l’Union Africaine et le Sénégal en 2013.
Pour Karim Lahidji, Président de la FIDH, « Ce procès est un événement historique qui doit permettre de rendre justice aux milliers de victimes du régime Habré » avec, à ses yeux un aspect pédagogique évident d’exemplarité, « une occasion de démontrer qu’il est possible de poursuivre et juger les plus hauts représentants d’un État pour les crimes qu’ils commettent. C’est un signal fort et très positif en faveur de la lutte contre l’impunité en Afrique ».
Si ces assises établissent la culpabilité de l’ex-homme fort de Ndjamena, il pourrait être emprisonné à la réclusion à perpétuité comme les 20 responsables de la Direction de la documentation et de la sécurité (DDS), le 25 mars 2015, par la Cour criminelle de N’Djamena. Ce moment de justice est espéré depuis longtemps par les nombreuses victimes des assassinats politiques et autres règlements de comptes criminels ; mais Habré a jusqu’à maintenant su passer entre les mailles de la justice, pour s’offrir une vie ‘’tranquille’’ dans sa vaste résidence de Dakar.
Les ONG des ‘’droitsdel’hommistes’’, associations et groupes aussi bien au Tchad qu’ailleurs dans le monde, sont mobilisés pour faire de ce procès, un parangon pour la justice en Afrique. Comme Me Jacqueline Moudeïna, présidente de l’ATPDH et avocate historique des victimes, beaucoup sont convaincus que ce procès sera : « C’est une avancée importante vers la justice et un message d’espoir à l’endroit de toutes les victimes de crimes en Afrique et dans le monde ».
Maria de BABIA pour GuineeConakry.Info
2015-GuineeConakry.Info




















