
Par orgueil, par devoir et par patriotisme, le président Idriss Deby ne pouvait ne pas sévir contre ses ennemis jurés, ceux qu’il traque avec ses soldats au Cameroun, au Niger et ailleurs. Selon l’état-major tchadien, les cibles visées ont été atteintes et Boko Haram a perdu, des hommes, des infrastructures et d’autres biens mal acquis.
Soif de vengeance et course-poursuite
Tour à tour, les localités Maiduguri, Baga, Dikwa, Gamboru Ngala ont été pilonnées par les hélicoptères tchadiens, précisément dans les antres des bandits. Une démonstration de force groupée et concomitante qui a surpris les éléments de Boko Haram dans leurs tanières. Mais, maintenant que le Tchad a fait entendre les armes et assouvi quelque peu sa soif de vengeance, son besoin de représailles militaires dissuasives, les choses sérieuses, pourrait-on dire, commencent… Car avec Boko Haram, les actions spontanées ou concertées des cellules dormantes sont autant de potentielles de dégâts de toutes natures !
C’est en cela que toute action prise à son encontre est incontestablement porteuse de réactions imprévisibles. Le président Itno et son armée et toutes les autres des pays engagés dans la lutte contre le terrorisme islamiste, devraient redoubler de vigilance, parce que Boko Haram, telle une hydre ou un serpent à sept tètes, pourrait rejaillir quelque part encore, pour frapper aussi fort. C’est une course-poursuite à plusieurs inconnues.
Maria de BABIA pour GCI
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