
Les chefs d’Etat voisins étaient bien là, pour marquer de leurs présences effectives leurs convergences d’intérêts: Joseph Kabila de la RDC, Jacob Zuma d’Afrique du Sud, Uhuru Kenyatta du Kenya, Paul Kagame du Rwanda, Yoweri Museveni d’Ouganda, pour ne citer que ceux-là, ont tous tenu à être là. Peut-être pas pour les mêmes raisons, mais en tout cas avec certainement la même vision de la conquête et de la conservation du pouvoir.
A l’occasion, ils pourront donner des conseils ‘’avisés’’ pour la gestion, on l’espère, intelligente de Tanzanie. Le nouvel élu qui démarre avec l’épine de Zanzibar dans la plante du pied, avec sa présidentelle ratée, annulée, avec tous les risques de soubresauts contestataires d’une situation de crise postélectorale.
En disant : «Je salue nos frères de Zanzibar qui traversent une épreuve. Que le seigneur nous donne la sagesse pour arriver au bout de cette épreuve dans la paix », le nouveau chef de l’Etat sait bien de quoi il parle. Il sait que la question de l’unité nationale est cruciale et que celle de l’économie l’interpelle déjà, et il ne saurait rester coi devant la pertinence de ces sujets. Le serment prêté à cette occasion, doit être le socle de promesses qu’aucune déviance ne devra venir troubler quelles que soient les épreuves politiques. Bien au contraire.
Ainsi, quand il invoque la grâce divine en ces termes : ‘’Que le Seigneur nous donne la sagesse pour arriver au bout de cette épreuve dans la paix », il met un accent pathétique sur une partie des défis qu’il devra relever. Il faudra donc rapidement oublier le faste de cette fête pour se mettre rapidement au travail. La récréation est bien finie !
Maria de BABIA pour GCI
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