
Il faut préciser avant tout d’abord que la Fédération guinéenne de football (Féguifoot), est la première responsable de cette situation, car n’ayant pas fait preuve d’un leadership remarquable, ni dans la conduite transparente des affaires de la Fédération, encore moins dans le processus qui a abouti à l’enrôlement du coach français.
De ce point de vue, le président de la Féguifoot d’alors, Salifou Camara Super V et ses collaborateurs, devraient assumer l’entière responsabilité de l’échec. Un audit sérieux devrait en pareille circonstance être mené par le comité de normalisation, mis en place pour situer en profondeur les responsabilités. Surtout les suspicions de corruption qui entoureraient le recrutement de Luis Fernandez.
Au second niveau de responsabilité, il y a l’entraineur français qui a, à deux niveaux échoué sur sa mission. Première responsabilité sur le plan sportif, Luis Fernandez, en dépit de tout son vécu sportif a été incapable de constituer une équipe compétitive. Cet échec s’est traduit notamment, dans les éliminatoires pour la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2017. Malgré une poule à priori facile et habituellement abordable pour le Syli, en tenant compte de son rang sur la scène footballistique internationale, le français n’a pas été à la hauteur.
C’est sentant que le Syli s’acheminait irrémédiablement vers la sortie, qu’il a jeté l’éponge pour sauver la face, au nez et à la barbe de la fédé guinéenne ! Qui, malgré les mauvais résultats accumulés n’a pas agi pour remettre les choses dans le bon sens.
Secundo, sur le plan de l’éthique personnelle, le constat est accablant. Bien qu’il percevait le mirobolant salaire de plus de 30.000 Euros mensuels (moins que ce qu’il gagne en tant que consultant à RMC), il a préféré jouer les entraineurs de prestige, ou par correspondance, comme le diraient certains, en plus d’une gestion catastrophique. Luis Fernandez a beau argumenter que lui, il n’a pas chercher à être entraineur du Sily, et qu’il a été démarché par les Guinéens, il ne peut pas nier son échec sportif. Comparé à certains de ses compatriotes sur le continent, ses méthodes sont carrément aux antipodes. Patrice Neveu, Michel Dussuyer ont dignement entrainé le Syli, on peut citer d’autres exemples sur le continent, comme Claude Leroy, surnommé le ‘’sorcier blanc’’, qui a coché plusieurs équipes nationales africaines, est la parfaite illustration d’un entraineur qui y va avec conviction.
La moindre des choses que Luis Fernandez aurait pu faire pour les supporters guinéens, amoureux de leur équipe nationale, c’était de décliner l’offre qui lui avait été faite par Salifou and Co. Mais non ! Il a accepté.
Etait-ce pour le défi sportif ou pour l’argent (d’un pays aussi pauvre que la Guinée) ?
Vivement des audits pour situer les supporters guinéens qui sont excédés de ne pas pouvoir se rendre à Libreville pour la Can 2017 !
Mamadou Aliou DIALLO pour GCI
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