SYLI NATIONAL A LA CAN 2012: Les dessous de la participation guinéenne

Le mercredi 1er février dernier, le Syli national de Guinée, après avoir héroïquement contraint les Black Stars du Ghana a un partage des points, a été sorti de la CAN, sans démériter. Pour de nombreux supporters de l’équipe nationale, à partir de ce jour, la Guinée ne ferait plus parler d’elle au compte de la plus grande compétition de football du continent, si ce n’est pour évoquer la prometteuse prestation de sa jeune équipe. Eh bien, tel n’est pas le cas! On continue de parler de la participation du Syli à cette CAN. Mais cette fois, le débat s’est déplacé sur Conakry et non plus dans un cadre strictement sportif. Il est désormais question du comportement et de l’attitude de certains officiels qui accompagnaient l’équipe nationale et de la gestion d’ensemble du groupe. Et de plus en plus, on se rend compte que les choses n’ont pas été forcément gérées comme il aurait fallu... 22:36 9-2-2012

Au passage, des mésententes entre membres du gouvernement sont étalées sur la place et sur fond d’insultes réciproques. Au finish, ce sont les médias qui s’en donnent à cœur-joie.

Bien avant l’élimination de la Guinée, il avait été question de supporters et de journalistes dûment répertoriés qui n’auront pas pu se déplacer. Parce qu’en lieu et place de ces derniers, d’autres, usant de voies détournées que l’on croyait révolues auraient été embarquées dans l’avion qui avait été affrété.

Ce fut ensuite le cas de certains sociétaires de l’équipe nationale qui seraient repartis mécontents du traitement qui leur a été réservés après la compétition. Cette catégorie de joueurs a été incarnée par Abdoul Razzagui Camara, dont on a dit, dans un premier temps, qu’il serait reparti dans son club particulièrement fâché, avant que lui-même ne démente ces allégations.

Et puis, aujourd’hui, il est question de certains joueurs qui n’auraient pas eu droit aux mêmes gratifications que d’autres. Enfin, au sein du comité de soutien, il y a une sorte d’inimitié visible et même audible! Entre son premier responsable, le général Mathurin Bangoura, et son premier vice-président, Aboubacar Titi Camara, également chef du département des sports.

Par rapport à chacun de ces sujets, c’est le brouillard. D’abord, intervenant sur une radio de la place, le ministre a implicitement reconnu une certaine pagaille qui aurait caractérisé le voyage de certains supporters et journalistes guinéens. Et en ce qui concerne le traitement dont les joueurs auraient été l’objet après l’élimination de l’équipe, tout porte à croire que le démenti de Razzagui est loin d’avoir calmé les suspicions.

D’abord, avant que le joueur ne s’exprime directement dans les médias, le ministre des sports avait, d’une certaine façon reconnu que ce dernier est reparti mécontent. Mais après avoir pris connaissance des propos tenus par Razzagui, le ministre Titi Camara, faisant un peu de la récupération, bondit dessus pour dire que ce dernier serait reparti avec 52 millions de GNF! Ce qu’il aurait mieux fait de dire avant que celui-ci ne s’exprime.

En fin de compte, c’est comme si quelque part, quelqu’un avait, entre-temps, demandé à Razzagui de calmer les choses. Et cette hypothèse est d’autant plus vraisemblable, que ce jeudi 9 février, s’exprimant dans les médias, le manager de Razzagui a clairement indiqué que ce dernier n’était nullement entré en possession d’un quelconque montant. Tout au moins, Abdoul Karim Bangoura alias AKB, a reconnu détenir une procuration au nom de son joueur, qui devrait lui permettre d’entrer en possession des sommes en question.

Mais ce n’est pas la seule chose que dit regretter l’ancien joueur du Syli de Guinée. Selon lui, tous les joueurs n’auraient perçu, contrairement aux affirmations de Titi Camara, l’intégralité des 30.000 USD, qui revenaient à chaque membre de l’équipe ayant pris part à la campagne éliminatoire.

Dans son intervention, Abdoul Karim Bangoura n’a pas fait de cadeau à son ancien co-équipier et actuel ministre des sports. Selon lui, ces derniers temps, Titi n’a fait que « raconter des conneries » et que tout qu’il a tenu comme propos « est faux et archi-faux ». Il faut dire que depuis son retour de la CAN, l’ancien buteur attitré du Syli national, se fait quelque peu taper dessus. Déjà, avant son retour, le général Mathurin Bangoura, ministre de la Construction, de l’habitat et de l’urbanisme et président du comité de soutien au Syli national, avait reproché à son collègue des sports, de "ne s'être pas impliqué dans les travaux du comité".

Ce à quoi ce dernier avait vivement réagi en traitant le même comité de « bidon ». Il voyait quelque peu dans cette structure ayant pour mission de mobiliser les fonds en faveur du Syli national, une ingérence dans les affaires relevant de ses compétences et de ses absolues attributions.

Comme on le voit, la participation de l’équipe nationale de Guinée à la CAN n’a certainement pas fini de livrer ses secrets. La question est celle de savoir, si on se sert de la compétition pour régler des comptes ayant d’autres origines, ou si les bisbilles sont intrinsèquement liées à celle-ci?  En Wotan!

Momo Soumah pour GuineeConakry.info

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