SUCCESSION DE BENOIT XVI: Robert Sarah, le cardinal guinéen dont on parle...

Comme annoncé, les 115 cardinaux venant de 51 pays ont entamé hier le conclave qui doit déboucher sur l’élection du successeur de Joseph Ratzinger, pape "démissionnaire". Après une procession rituelle haute en couleur, dans l’enceinte de la chapelle Sixtine, les cardinaux électeurs mais aussi éligibles se sont retirés et ont commencé l’infernal cycle des votes secrets. A l’issue du premier vote d’hier, c’est une épaisse fumée noire qui s’est dégagée de la brulure des bulletins de vote. Décodant le message selon lequel l’élection du nouveau souverain pontife n’était pas effective, et qu’il va falloir encore attendre quelques jours. Les nombreux fidèles qui avaient bravé les averses qui se sont abattues, ont poussé des mimiques de déception... 0:59 13-3-2013

La longue attente devra se poursuivre ce mercredi et peut-être jusqu’à demain et après-demain. Mais au bout de cette attente, on sait que la fumée finira par devenir blanche. Un nouveau pape sera élu.

Justement, depuis quelques jours, de nombreux observateurs se livrent à de savants pronostics par rapport à celui qui en sortira gagnant. En raison de la forte sur-représentation du vieux continent, et peut-être même d’une subtile dose de racisme qui n’épargne pas l’Eglise elle-même, beaucoup pensent que le futur pape sera européen ou du moins, viendra-t-il du monde occidental. Ceci étant, quelques-uns, se berçant d’illusions, croient, voire souhaitent que le successeur de Benoit XVI soit Africain.

Au nombre des prétendants venant de l’Afrique et dont l’élection serait en soi une révolution identique à celle des résultats des élections présidentielles américaines de 2008, un certain Robert Sarah, Guinéen.

En effet, de plus en plus, le nom du premier et unique cardinal guinéen est évoqué comme papabile. Pourtant, quelques heures après l’annonce surprise par Joseph Ratzinger d’abandonner ses fonctions, Robert Sarah n’était pas particulièrement aux premiers rangs des favoris. Ce jour-là, les bookmakers évoquaient davantage les noms des cardinaux ghanéen (Peter Kodwo Appiah Turkson) et nigérians (Francis Arinze et John Onaiyekan). Mais avec le temps, les candidats nigérians ont relativement décroché pour laisser la place à une véritable émergence du Cardinal Sarah. Bien que les chances pour que le natif d’Ourous puisse, dans quelques jours, trôner au sommet de l’Eglise romaine,  sont faibles, il est néanmoins important de se pencher sur les facteurs probables d’une telle aura.

En premier lieu, les analystes notent son jeune âge et ses prises de positions sans équivoque contre Sékou Touré et Lansana Conté, deux présidents dont la gouvernance est loin de passer pour exemplaire. Des prises de positions que l’opinion publique et mêmes certains observateurs plus avertis assimilent à de l’audace et un certain franc-parler. Ceci étant, Robert Sarah n’est pas du genre à s’exprimer sur tout et rien à la fois. Il parle rarement. Mais très souvent, quand il a parlé, il a marqué les esprits.

Mais ces traits de sa personnalité ne sont certainement pas les seuls qui justifient la fulgurante ascension de sa côte depuis quelque temps. Il n’est pas exclu que quelques acteurs, tapis dans l’ombre, aient ingénieusement décidé de mettre ses atouts en exergue. 

On remarquera en effet qu’à l’exception du Guinéen, tous les cardinaux africains dont les chances sont évoquées sont de pays locuteurs de la langue de Shakespeare. 

© Boubacar Sanso Barry pour GuineeConakry.info

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