
En retournant hier à Juba dans une ambiance délétère, le terrible Riek Machar entre dans un environnement armé, avec comme le prévoit l’accord de paix, 1370 rebelles prêts à en découdre avec 3420 soldats gouvernementaux, a la moindre étincelle. Le revenant retrouve son éternel rival, pousse par la communauté internationale à la réconciliation, malgré tous les griefs fous que chacun de ces belligérants brandit pour justifier l’opprobre.
Mais, cette fois, au-delà du caractère symbolique de ce retour ‘’forcé’’, l’Union africaine, les Nations unies et tous les autres parrains de la paix de la sous-région, voudraient s’assurer de la réelle volonté des différents acteurs de construire la paix, de consolider les rapports humains actuellement en lambeaux. C’est pourquoi, le Conseil de sécurité «demande fermement à toutes les parties de former rapidement le gouvernement de transition et d'appliquer pleinement l'accord de paix» conclu en août 2015 entre les partisans du président Salva Kiir et les rebelles, a déclaré son président, l'ambassadeur chinois Liu Jieyi. «Il reste beaucoup de travail à faire pour ramener la paix et la stabilité» au Soudan du sud.
Les Nations unies exigent qu’il soit rapidement mis en place, ‘’un gouvernement d'union nationale’’ qui devra aider au respect des droits humains, du droit humanitaire international et qui devra faciliter ‘’la livraison des secours à la population et favorise la «liberté de mouvement» à la mission de l'ONU sur place.
Apres que Riek Machar ait furtivement prêté serment et endosse ses habits de vice-président, le temps de la vérité est arrivé. A l’aune des faits, on pourra jauger de la qualité et de la profondeur de l’engagement des deux leaders rivaux. Dans quelles mesures les paroles vont coller aux faits, les promesses aux actions ? A coup sûr, il faudra de la vigilance pour éviter au pays de sombrer à nouveau dans les affres de conflits fratricides sauvages et futiles.
La communauté internationale a la responsabilité de veiller au respect rigoureux de l’accord de paix, pour que le Soudan du sud connaisse aussi…la paix.
Maria de BABIA pour GCI
2016 GuineeConakry.Info




















