
Les combats qui ont repris avec vigueur ces derniers temps ont encore mis aux prises les forces loyalistes du premier et les milices du second.
Cercle de feu infernal
Des tirs d'artillerie lourde ont retenti dans le nord-est de la ville, secoué l’aéroport et d’autres points névralgiques. Fusils d’assaut, chars et hélicoptères de combat ont été aperçus. Chaque camp accuse l’autre de provocation, et donc de riposte légitime. Un cercle de feu infernal qui, en moins de cinq jours a fait déjà plus 300 morts. Un bilan incomplet, puisque la Croix rouge éprouve toutes les difficultés du monde pour faire simplement son travail.
Les forces des Nations unies sont tétanisées par la puissance de feu des frères ennemis et les réfugiés se multiplient au rythme des combats qui se sont essentiellement déroulés dans Juba, la capitale soudanaise et sa proche périphérie. Plus de 7000 personnes ont foncé sur la base des Nations unies pour y trouver refuge. Quand on sait que plus de 30.000 autres s’y trouvaient déjà dans la précarité quotidienne, l’on imagine aisément le drame en cours, bien que les armes se soient tues.
Peaux de bananes
Ce qui se joue à Jouba ou dans les provinces soudanaises, c’est cette guerre par procuration entre deux frères perdus dans la chasse effrénée de la plénitude d’un pouvoir conquis, acquis, mais dont la gestion est impossible, parce que, en vérité, le jeu politique et militaire n’est jamais franc entre eux. On attise les fagots de la guerre et on fait semblant d’éteindre le feu. Il en est ainsi depuis 2011 et... bien avant ! Terrible!
De peaux de bananes en frustrations ravalées sous la pression de la communauté internationale, le pays vit dans l’arbitraire depuis son indépendance dont elle fête encore le cinquième anniversaire dans la guerre.
Maria de BABIA pour GCI
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