
Le sommet qui a débuté hier à Istanbul, est pour tous ces pays un rendez-vous pertinent, auquel participent 135 pays, pour réfléchir ensemble aux actions prioritaires à prendre dans l’urgence, quand une crise éclate et que les populations les plus vulnérables en sont, hélas, les premières victimes.
Prise de conscience
L’humanité en se donnant rendez-vous à Istanbul sous l’égide des Nations unies, veut marquer d’une manière certaine sa prise de conscience de la dangerosité des situations qu’engendrent les crises politico-militaires qui secouent le monde. Si le doute des Ong se justifie en partie, quant à la prise en compte des pesanteurs socio-politico-administratives qui peuvent entraver l’atteinte des objectifs; il faut cependant reconnaître que le fait même que ce sommet ait pu se tenir, dans un pays confronté durement aux question de réfugiés et d’immigrés, est déjà une première mondiale à saluer.
Cette année, comme l’affirme André Krummacher, responsable de programmes chez Acted « Quatre-vingt millions de personnes ont besoin d’une assistance pour continuer à vivre.» Il y a dix ans, ils étaient 40 millions. Cette catastrophique dégradation montre l’immensité de la responsabilité de l’humanité face à toutes les horribles situations que vit notre planète.
Questions sécuritaires et alimentaires
Le monde en général, et l’Afrique en particulier sont confrontés aujourd’hui aux questions sécuritaires provoquant systématiquement des conséquences humanitaires et alimentaires dont le poids sociétal et économique, enfonce les populations dans plus de précarité. Les comportements extrémistes qui sous-tendent certaines crises comme au Nigeria, au Mali, au Cameroun, ou encore les conflits politiques comme au Congo ou en Côte d’Ivoire, sont de nature à compromettre la cohabitation pacifique des populations, la sécurité physique des personnes, leurs activités agricoles et l’évolution de leur bien-être intégral.
Devoir moral
La question de l’intégrité territoriale de certains pays est une dimension à revisiter, au Mali ou au Nigéria par exemple, où les rebelles au nom de Boko Haram, de Daech ou d’Al Qaïda, sèment encore la désolation et la mort. A Istanbul, les discussions permettront de mieux réaliser que le monde n’est plus depuis longtemps qu’un « village planétaire », d’où l’incontournable nécessité d’agir en toute solidarité, comme un « devoir moral », une exigence de notre nature humaine.
Les 48 heures de rencontre d’Istanbul pourrait bien impulser une pensée positive, une conscience active qui devrait mettre en branle les organisations gouvernementales ou non, pour apporter les solutions idoines en vue de soulager l’humanité qui pleure, qui n’a pas de parcelle et de pain… L'Afrique y a tout intérêt.
Maria de BABIA pour GCI
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