
Les shebabs ont vraiment décidé de frapper ponctuellement mais, régulièrement les forces internationales présentes dans leur pays, pour lleur faire comprendre qu’elles y sont, à leur avis, totalement et complètement indésirables. Car la plupart d’entre eux les considèrent comme des croises au service d’une religion qu’ils veulent combattre de toutes leurs forces.
Essoufler l’Amisom
Les Ethiopiens, en particulier, leurs éternels voisins et ennemis, sont en priorité dans leurs viseurs. Ainsi depuis 2011 qu’ils ont été expulses de Mogadiscio par ces derniers, avec le mandat des Nations unies, leur résistances est sans répit, et se manifeste par des attaques constantes et fréquentes. Une stratégie du harcèlement dont l’objectif clairement affiché, est d’essouffler les forces adverses, dont bien souvent les connaissances du terrain, sont approximatives.
Cette approche guerrière marque des points car les shebabs, refugiés dans les forêts ou les zones rurales, surgissent quand il faut dans Mogadiscio, pour frapper et commettre les importants dégâts que l’on connait. Informes bien souvent des positions des forces internationales par des complices locaux bien établis, ils sont ‘’efficaces dans l’horreur’’.
Démonstrations par l’absurde
Ainsi les contingents burundais, ougandais et kényans ont déjà subi de terribles agressions dont le but ultime est de les terroriser et de les déloger de la capitale somalienne, malgré la relative vétusté de leurs moyens militaires, et y installer leur pouvoir islamiste comme en 2004.
De ce point de vue, les shebabs se présentent aux yeux de leurs concitoyens comme des nationalistes zélés luttant contre des forces étrangères à la solde de l’occident. Les Nations unies et l’UA devraient prendre davantage la mesure de la complexité du regain de vitalité des djihadistes shebabs, sinon, elles sont parties pour rester ad vitam aeternam en Somalie avec toutes les conséquences militaires et humaines de cette présence. Et l’on assistera longtemps encore à toutes ces démonstrations de force par l’absurde comme celles d’hier.
Maria de BABIA pour GCI
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