SOCIETE: La Guinée et le PNUD contre les violences faites aux femmes

Jouant un rôle primordial au sein de la société, la gent féminine demeure cependant soumise à un certain nombre de violences qui, selon de nombreux spécialistes, leur sont préjudiciables. Le phénomène est toutefois plus généralisé dans les pays dits sous-développés et singulièrement, dans ceux de l’Afrique au sud du Sahara. Mais certains organismes se battent depuis longtemps pour inverser la tendance. C’est dans ce cadre que le gouvernement guinéen vient de signer avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), une convention devant permettre de prévenir et de répondre aux violences dont sont victimes les femmes guinéennes... 15:12 5-9-2011

Estimée à 27 milliards de GNF, ladite convention permettra notamment la mise en place d’un cadre d’action commune à l’intention de toutes les agences du système des Nations unies résidant en Guinée. L’objectif étant de prévenir et de trouver des réponses appropriées à l’encontre du phénomène.

On imagine que cela passera notamment par une intensification des campagnes de sensibilisation en faveur du respect des droits de la Femme. Pour celles qui vivent déjà les séquelles de violences subies, il s’agira d’aider aux prises en charges nécessaires.

Pour atteindre leur objectif, les différents partenaires vont s’appuyer sur les secteurs de la santé, de la sécurité et de la justice. Car il faut bien admettre que les violences dont sont souvent victimes les femmes englobent plusieurs domaines, tant elles peuvent être diverses et variées. On les définit habituellement comme l'ensemble des comportements individuels ou collectifs violents reposant exclusivement sur une question de genre.

Elles ont été mises en évidence par les gender studies (études de ce qui est spécifique au genre). Reposant essentiellement sur une certaine représentation sociale fondée sur le genre, les violences faites aux femmes sont souvent associées aux mariages forcés, grossesses forcées ou avortements forcés, mutilations génitales, lapidations, défigurations à l’acide et autres crimes
d’honneur, esclavages et violences domestiques sans recours, viols d’épurations ethniques, esclavage sexuel, privations traditionnelles ou politiquement tolérées de libertés et droits humains fondamentaux dans la condition féminine.

A ces formes, d’autres ajoutent des expressions et injures sexistes, du manque de respect pour la femme et des tentatives d'infériorisation, de dévalorisation, d’humiliation et de rabaissement. D’autres encore y adjoignent les normes, les coutumes et les pratiques religieuses qui portent atteinte à la liberté de la femme notamment, le lévirat, le sororat, les mariages précoces, la répudiation en conformité avec le droit musulman, la sharia, certaines formes de veuvage, la séquestration religieuse, sans oublier une dernière forme de violence si subtile qu’elle se diffuse de manière institutionnelle. Sont notamment logées dans cette catégorie les violences économiques, dont la ségrégation dans l'accès aux facteurs de production, la discrimination salariale ainsi que les discriminations qui renvoient à la ségrégation des femmes, dans l’accès aux postes de responsabilité, l’exclusion des prises de décision dans la communauté et au niveau national, l’exclusion de l’héritage, etc.

Autant dire que l’union qui vient d’être scellée entre l’Etat guinéen et le PNUD a
une pertinence qui ne peut souffrir d’aucune contestation.

Salématou Diallo pour GuineeConakry.info

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