
U ne rencontre qui a été largement consacrée à ce que certains conviennent d’appeler le lavage des linges sales en famille. Sans doute, une manière pour la coordination régionale de se conformer aux nouvelles réalités sociopolitiques du pays. En tenant compte surtout de la main tendue du pouvoir en place qui ne cesse, depuis le choix porté sur la ville carrefour de Mamou pour abriter le 56ème anniversaire de l’accession à l’indépendance de la Guinée, de multiplier des initiatives destinées à convaincre entre autres le mouvement Haali Pular de sa volonté affichée, de sa détermination à collaborer et même à nouer un partenariat solide avec
lui.
Pour s’y prendre, sagesse oblige, il faut tout d’abord prendre conscience de ses faiblesses éventuelles, afin de voir dans quelles mesures, il est possible de s’amender. C’est ainsi que, pour une question d’efficacité, la coordination aurait jeté son dévolu sur Bah Ousmane qui reste encore un allié sûr du Président Alpha Condé, pour déblayer le passage menant à Sékhoutouréyah. Un homme tout de même frustré qui, par le passé, a beaucoup souffert du fait qu’un autre fils du Fouta Djallon, lui a été préféré pour porter le flambeau politique de la région.
Bref, à l’occasion de cette rencontre de Sambaya, sans faire du mea culpa express, la coordination Haali Pular, se serait évertuée à réparer, de manière intelligente, des torts causés à Bah Ousmane, tout gardant la face. Pour conférer à la réunion présidée par El Oumar Barry, représentant des sages, toute la légitimité que cela requiert, de nombreux militants et responsables de l’UPR ont été conviés à la rencontre Taouyah. Parmi lesquels, le ministre de l’élevage, Thierno Ousmane Diallo, l’ancien gouverneur de la BCRG, Chérif Bah…
Il faut dire que, dans un pays où la démocratie apparait plus comme un projet qu’une quelconque réalité de terrain, il ne fait décidément pas bon, de l’avis de certains observateurs, de se mettre à l’écart des questions de portée nationale, surtout quand on est animé de certaines ambitions. Pour ce faire, il est toujours préférable de demeurer, autant que possible,
proche des instances décisionnelles. Ce n’est donc pas pour rien que de nombreux compatriotes, les transhumants politiques en première ligne, se bousculent au portillon du parti au pouvoir, au même moment que d’autres mettent le cap tout droit sur la présidence de la république, l’essentiel étant de compter, à défaut d’avoir son mot à dire sur des sujets de
préoccupation nationale.
Au point de faire des frustrés parmi les affamés du pouvoir, ne trouvant pas d’accès au bon moment et à des endroits pré-ciblés qui s’aménagent des points de chute notamment dans l’opposition. Pour qu’en cas de changement… les choses puissent tourner en leur faveur.
Pivi BILIVOGUI pour GuineeConakry.info




















