
C’est dans un ton empreint de gravité que le ministre s’est adressé aux Guinéens pour décrire la situation critique dans laquelle le pays se trouve. Situation occasionnée par le statut quo politique, lui-même causé par « l’habitude de la confrontation et la réticence au dialogue » selon le ministre.
Le ministre s’est dit préoccupé par la situation d’impasse que l’on observe à cause de la crise politique à laquelle notre pays fait face depuis quelques temps.
Interpeler les acteurs politiques et sociaux
L’objectif de la rencontre, selon Gassama, c’est de lancer un message pressant, grave de retenue, de responsabilité et de sérénité face à la crise qui pointe le nez dans notre pays « on ne peut prétendre défendre les droits de l’homme dans un environnement comme celui dans lequel nous sommes, car les violences occasionnent toujours des violations graves des droits de l’homme » Il a appelé les uns et les autres à se consacrer à résoudre les problèmes qui assaillent notre pays.
« Nous avons besoin d’un environnement de paix qui doit se fonder sur la justice et l’égalité quel que soient les problèmes, les difficultés, nous avons du mal à imaginer une issue autre que le dialogue. Nous demandons avec la plus grande fermeté, de façon humble que toutes les violences qui ont étés commises ces derniers temps, d’où qu’elles viennent, quel que soient ses auteurs, soient élucidées, car rien ne justifie cela ! ».
Il a également regretté que la violence soit le seul moyen aujourd’hui utilisé pour résoudre les injustices. Pour lui, il est temps que nous sortions de l’illusion qui fait croire que nous pouvons y arriver dans la confrontation.
Dénonciation du communautarisme
Il a lancé un appel aux différents protagonistes pour permettre aux Guinéens de sortir de cette situation «Nous voulons adresser des messages à l’ensemble des acteurs au nom du peuple de guinée l’heure est grave parce que nos concitoyens sont apeurés et les impasses sont omniprésentes parce que la violence semble
s’enraciner dans notre culture. Nous demandons au gouvernement de mettre en place toutes les conditions
rigoureuses de maintien du dialogue afin de trouver une situation durable à cette impasse caractérisée entre autres par le communautarisme».
Punir les auteurs de violences
Monsieur Diaby a également souligné la nécessité que le gouvernement fasse en sorte que les auteurs de violences soient poursuivis et que des enquêtes rigoureuses et sérieuses soient menées pour toutes les violences commises lors des manifestations, y compris les blessés occasionnés par l’utilisation des armes à feu. Aux politiques le ministre demande d’accepter de sursoir aux manifestations pour aller à la table du dialogue. « Nous demandons fermement humblement avec graviter d’accepter de sursoir aux manifs au-delà du fait que nous reconnaissions cela comme un droit juridique et constitutionnel ».
Le ministre des libertés publiques considère que c’est un appel fraternel lancé à l’endroit des politiques « nous leur demandons de continuer à prôner la fraternité la cohésion sociale entre les guinéens la paix dans notre pays de sensibiliser les militants et sympathisants de mettre fin aux discours belliqueux de haine, aux logiques de confrontation, de défiance et de violence de prôner la fraternité la cohésion, d’accepter le retour aux dialogue de contribuer à faciliter le dialogue ».
Quant à la société civile de s’impliquer pour l’union active à la recherche de solution de façon impartiale entre les différents acteurs en leur rappelant leur responsabilité morale, condamner et dénoncer la violence, l’exclusion, le communautarisme et la haine.
Pour finir khalifat Gassama Diaby a indiqué que la priorité des priorités en ce moment de crise, c’est de préserver la paix sociale et la paix civile.
Mamadou Aliou DIALLO pour GCI
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