
Au cours de sa lecture de ladite déclaration, la présidente du Réseau des Femmes Anciennes Ministres et Parlementaires de Guinée (REFAMP-G), Dr Makalé Traoré, a dit que la mission essentielle que s’assigne la Coalition, c’est de mobiliser « des femmes et des filles en vue de leur implication active et efficace dans la recherche de solutions pouvant contribuer à la finalisation de la transition ».
C’est pourquoi, se disant « profondément préoccupées » par la rupture du dialogue entre le pouvoir et l’opposition, ce, en se référant de par le passé, des événements « douloureux et sanglants » de « 2002, 2006, 2007, et du 28 septembre », pour les mêmes raisons de rupture de dialogue, dira Dr Traoré, les femmes et filles de la Coalition pour le dialogue et la consolidation de la paix, se disent « conscientes » de la gravité du moment.
Sur ce, prévient Dr Makalé Traoré, si toutefois « une plateforme d’entente » n’est pas trouvée, notamment « le cas de la CENI », « une détérioration du climat politique et social pourrait s’en suivre ». Qui selon elle, peut avoir des conséquences « imprévisibles et regrettables » sur la vie de la nation.
Ceci dit, la coalition des femmes et filles de Guinée pour le dialogue et la consolidation de la paix, se disant « convaincues » que la paix et la réconciliation nationale passent par l’ouverture du dialogue, qu’est chose « essentielle pour des élections crédibles » ; nourrissant aussi l’espoir qu’avec « la démocratisation » du pays par l’organisation des premières élections présidentielles ‘’transparentes et crédibles’’, l’espoir est permis.
Ainsi, elles tiennent à lancer un appel à l’endroit des autorités, précisément au Président de la République, le Pr Alpha Condé, mais aussi, à la classe politique nationale. Il s’agira pour la Coalition, d’en appeler à la « sagesse » du Président Condé, pour disent-elles, « créer les conditions pour l’organisation d’élections libres et acceptées par l’ensemble des Guinéens ». Aux deux parties, Pouvoir et Opposition, c’est de faire en sorte souhaitent-elles, que « nous renoncions à tout ce nous divise pour capitaliser tout ce qui nous unit ». Ce, ajouteront-elles, afin d’avoir « constamment à l’esprit que la paix n’a pas de prix », et surtout que « la Guinée est au dessus de tout ».
Tout en croyant en la vertu du dialogue et de la concertation politique, ainsi que de la non violence pour une paix et une stabilité durable en Guinée, que le Président de la République et l’ensemble des leaders politiques, « doivent écouter et entendre leurs mères, sœurs, filles et épouses… », avant de formuler le souhait que c’est une Guinée « unie, forte, paisible, démocratique et développée » que les femmes et filles de la nation « souhaitent léguer aux générations futures ».
Lamine Camara pour GuineeConakry.info




















