
L’insécurité galopante en Guinée, surtout depuis les assassinats de Paul Cole et de Madame Aissata Boiro, Mohamed Guissein et récemment deThierno Aliou Diaouné, oblige la société civile à descendre dans la rue, non pour casser mais pour dénoncer et mieux ‘’pour faire des propositions concrètes au gouvernement à travers un mémorandum conséquent’’
La marche qui se déroulera ce jeudi 19 février, partira de l’esplanade Afrique du Palais du Peuple pour la primature, où le mémorandum qui dénonce les nombreux crimes impunis et le rôle des forces de l’ordre, soit par manque de moyens ou par complicité, sera officiellement remis aux autorités. Mais, le CNOSCG n’est pas sûr de rencontrer le premier ministre guinéen M. Mohamed Saïd Fofana, qui a déjà fait savoir, par la voix du gouverneur Soriba Sorel Camara, que son agenda focalisé sur la lutte contre Ebola, ne lui permettrait pas de recevoir les marcheurs.
Pourtant, aux yeux de Dansa Kourouma, cette marche est plutôt salutaire. Elle se veut pacifique et contributive, le mémorandum qui l'accompagne offre des pistes de solutions en vue de permettre aux uns et autres de mieux cerner la problématique sécuritaire en Guinée.
L’opinion publique craint après tout que des bombes lacrymogènes ne soient lâchées pour disperser éventuellement les manifestants qui eux, ne sont pas prêts à renoncer à leur volonté de se faire entendre en groupes, car il s’agit bien de plusieurs plateformes de la société civile qui ont décidé de marcher ensemble.
Salématou Diallo pour GCI
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