
A défaut de faire partir Loucény Camara de la tête de la CENI, du côté du Collectif et de l’ADP, on se prépare activement pour la réussite matérielle du sit-in organisé par les instances féminines de leurs formations. L’objectif visé, selon un responsable d’un bureau national que nous avons contacté "est d’interpeller la CENI sur son illégitimité et l’opinion nationale et internationale sur l’entêtement du régime d’Alpha Condé à organiser une fraude électorale en Guinée" Jusqu’à preuve de contraire, l’opposition guinéenne regroupée au sein du Collectif et l’ADP, tient à la restructuration de la CENI dans sa composition actuelle – ce qui sous entend le départ de Lousény Camara - , la remise en place des élus locaux déchus par le pouvoir, l’audit et la cogestion du fichier électoral.
Des questions complètement éludées par le gouvernement, qui jette un regard complice sur la CENI en train de dérouler le chronogramme qu’elle annoncée le 1er mars dernier. C’est dans cette logique qu’elle a procédé récemment à la publication de la liste des agents recenseurs qu’elle a recrutés. Mais avant, elle a acheminé les kits électoraux, bien après la mies en place des commissions administratives de recensement électoral.
Le seul hic, c’est que l’emplacement du siège de la CENI est trop exigu pour contenir une grande foule. Aussi, il se trouve que les deux alliances n’ont adressé aucune lettre d’information aux autorités communales pour la prise des mesures sécuritaires qui s’imposent.
Comme pour dire qu’il faut s’attendre à des embouteillages monstres, vu que la CENI se trouve sur l'axe le plus fréquenté de la capitale, et éventuellement de nouveaux affrontements entre cette fois-ci les femmes du Collectif et de l’ADP, considérées par certains comme des boucliers humains d’une opposition en crise de stratégie, et les forces de l’ordre qui, dorénavant ne toléreront aucun débordement.
Salématou Diallo pour GuineeConakry.info




















