
Tout le contenu du bureau occupé par le chef de cabinet, El Hadj Laye Sidibé, a été réduit en cendres. Les bureaux qui y sont contigus ont tout naturellement subis le même sort. Devant le regard impuissant des pauvres fonctionnaires mis devant le fait accompli.
Les sapeurs pompiers appelés au secours viendront. Arrivés sur les lieux avec un
petit retard, ils ont tout de même pu sauver ce qui pouvait juste l’être. Pendant ce temps, des documents historiques, administratifs importants et êmes des objets séculaires consciemment sauvegardés étaient consumés. La mémoire de tout un passé qui venait de se volatiliser.
Joint au téléphone, le directeur national des arts, notre confrère Jean
Baptiste Williams, a témoigné qu’il s’agirait peut-être d’un court-circuit.
« C’est la désolation totale. Je profite de votre tribune pour demander aux
autorités à tous les niveaux et aux personnes de bonne volonté de venir au
secours à notre département qui vient de subir un véritable coup dur »
indique sous le choc J.B Williams.
Cloitré dans un ancien magasin du temps de la révolution et pratiquement bâti
dans une dépression géologique sous des piliers de l’échangeur érigé entre
temps, le Ministère de la culture fait vraiment pitié.
Est venu certainement le temps de trouver une solution à cette situation.
Kerfalla Kourouma pour GuineeConakry.info




















