SIMONE GBAGBO : Les interrogations demeurent

Un an après l’énoncé controversé de son verdict, avec sa condamnation à vingt ans de prison ferme et dix ans de privations de toutes libertés civiques, l’ancienne dame de fer de Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo, est toujours retenue à Abidjan par les autorités ivoiriennes qui refusent de l’extrader à La Haye, à la demande de la CPI, est encore au cœur des interrogations et des contradictions fustigeant la justice ivoirienne et ses actes à géométrie variable.

Ce premier anniversaire de sa condamnation relance le débat, tandis qu’à La Haye, l’illustre époux de Madame Simone et son ‘’petit’’ Blé Goudé, sont devant la Cour Pénale Internationale pour répondre de leurs actes concernant des crimes contre l'humanité présumés, commis pendant la crise postélectorale de 2010-2011.

Justement, cette séquence historique ivoirienne, objet des discussions les plus contestataires entre les pro et anti de tous les côtés. En particulier, le camp des pro Gbagbo qui estime injuste et partisane, cette procédure judiciaire qui épargne, comme par enchantement, l’actuel président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, celui-là même qui fut l’ex-chef des Forces nouvelles, l’animateur de la rébellion contre le pouvoir de Gagbo, en complicité avérée ou non, avec l’actuel président ivoirien, qui n’est autre qu’Alassane Ouattara.

Cette situation de frustrations réciproques, sur fond d’injustice vécue ou ressentie comme telle, viciera longtemps encore la vie sociopolitique éburnéenne. Et pour les partisans de Ouattara et de Soro, Madame Simone Gbagbo, ne peut être dissociée de l’action politique et de la gouvernance de son époux ; dans la mesure où son influence sur ce dernier était de notoriété publique.

Conséquemment, certains se font encore entendre pour que Madame Simone Gbagbo soit reconduite à la barre, pour être jugée à nouveau car, selon eux, Madame Gbagbo n’a pas encore été jugée pour les évènements de la crise postélectorale.

Mais, la CPI qui a, entre trois à quatre pour juger le locataire Gbagbo, n’aura certainement pas le temps de revenir de sitôt sur ses nombreuses requêtes d de transfèrement de l’ex-syndicaliste et députée de la commune d’Abobo, surnommée par le ‘’populo’’ « Abobo, la bagarre ! » Mais l’épée de Damoclès sera encore là !

Maria de BABIA pour GCI

2016 GuineeConakry.Info

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