
En effet, déboutée hier jeudi par la Cour suprême pour son pourvoi en cassation, elle passera probablement devant la barre de la Cour d’Assises d’Abidjan en mai prochain, dans un procès pour « crimes contre l’humanité. De quoi mettre en colère ses avocats, notamment Maître Rodrigue Dadjé, pour qui la justice de son pays emprunte les chemins de la politique pour faire diversion.
Connaissant parfaitement le Code pénal ivoirien qui est intraitable sur ces questions, il voit ainsi sa cliente récolter une ‘’perpétuité’’, à cette occasion. Les 20 ans de condamnation qu’elle subit actuellement seront dissous dans cette peine à vie. Voilà pourquoi, il se battra jusqu’au bout. Mais la Cour suprême dit quant à elle agir conformément à la loi en décidant de la rétractation de la requête de Madame Simone Gbagbo.
Devant une situation aussi délicate, les vieux démons de la division ivoirienne, ont du pain béni à avaler. Les fantômes de la justice à géométrie variable, la justice des vainqueurs qui continue à broyer les vaincus : le mari à La Haye, l’épouse à Abidjan, ainsi que leurs fidèles. Tandis que les autres roulent en limousines et dorment au frais dans des résidences cossues à Cocody ou ailleurs.
Autant de réalités palpables qui alimentent les cœurs militantes et offrent l’échelle de la contestation sociale à ceux n’ont pas d’espoir parce qu’ils ne font plus confiance. Ce sont ces questions existentielles qui phagocytent tous les efforts de réconciliation nationale et qui mettent toujours au second plan les prouesses économiques du régime d’Alassane Ouattara.
Maria de BABIA pour GCI
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