
Financé par la Banque mondiale, le projet‘’Gouvernance et responsabilité du secteur public’’ s’inscrit dans le cadre du vaste programme de réformes enclenché par le gouvernement guinéen, au lendemain des élections présidentielles de 2010.
L’Objectif principal du projet est de renforcer le leadership du gouvernement et sa capacité stratégique à mener les réformes cruciales en gestion de finances publiques et des ressources humaines et à améliorer les services publics en impliquant la société civile dans ce processus.
La composante 2 du projet dont la mise en œuvre est confiée à SFCG, vise le renforcement des capacités de la société civile à s’impliquer dans les programmes de réformes initiées par le gouvernement. Elle prévoit une série d’activités dont entre autres, des formations au bénéfice des Ong, des organisations syndicales, les médias, l’organisation de plateformes et forums.
Après un bref aperçu des sessions de restitution de la quatrième plateforme, Moussa Condé, inspecteur de jeunesse et de sport et conseiller au ministre de la jeunesse a, dans un long speech, développé le thème de la cinquième session de la plateforme de consultation. Il a ainsi expliqué que « les questions de jeunesse sont des questions transversales, ce qui amène la politique nationale de la jeunesse à être une politique transversale, intersectorielle et qui interpelle tous les départements. Quand on parle d’immigration clandestine, il y a des questions de sécurité, il y a la justice quand on parle également de chômage, c'est à tous les niveaux ainsi que les questions d’employabilité. On pense très souvent à l’emploi, à la fonction publique, mais y a également l’emploi au niveau du secteur privé. Mais il y a surtout l'auto-emploi, donc tout ce qui intéresse les jeunes, cette tranche d'âge de moins de 35 ans à tous les niveaux, interpelle le ministère de la jeunesse qui est un ministère interrogateur, pour savoir comment ce public cible est pris en charge dans tous les autres secteurs » a-t-il expliqué.
Le coordinateur à SFCG a annoncé pour sa part que « la prochaine plateforme qui se tiendra dans la première semaine du mois d’avril, nous allons travailler avec le ministère de la justice. Donc l’invité ce sera le technicien qui coordonne les reformes au niveau de ce ministère. Vous aurez compris en réalité, ce projet va toucher les différents facettes des reformes engagées en Guinée. Aujourd’hui nous parlons beaucoup plus de démocratie participative, c'est à dire que les représentants désignés lors des élections doivent continuer à travailler avec les populations. Mais c'est aussi une garantie d’efficacité, parce que si vous travailler avec les personnes que vous êtes sensé servir, c'est la certitude que vous ne vous tromperez pas et on aurait une réponse adaptée à leurs besoins. L’idée c'est d’éviter le gaspillage, les pertes de temps et l’interaction avec les populations à la base, permet en réalité, à ceux qui gouvernent de prendre les meilleurs décisions.» a t-il déclaré.
Cette cinquième session de la plateforme de consultation entre les OSC et les acteurs de la réforme, tenue ce mercredi, a été le cadre d’échanges et d’un débat fructueux entre les Ong, les représentants des différents ministères concernés, ceux des organisations syndicales comme la CNTG, les structures Prema, UCEP et des structures parlementaires de jeunes.
Mamadou Aliou DIALLO pour GCI
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