
Pourtant, ce projet de révision avait de quoi satisfaire plus d’un citoyen par la volonté politique démocratique exprimée dans ses 15 articles qui concerne la réduction substantielle de 5 à 7 ans la durée du mandat des futurs présidents de la république, et une montée en puissance de l’Assemblée nationale, l’amplification des droits et un plus grand respect des engagements écologiques de l’Etat sénégalais.
Qu’à cela ne tienne ! Ce que beaucoup de ses compatriotes reprochent au président Macky Sall, c’est cette espèce de ‘’parjure’’, par ce qu’il avait librement promis de ne point faire les 7 ans du mandat présidentiel, une fois élu. Selon donc les citoyens qui le contestent, c’est le ‘’subterfuge du référendum ’’, ce tour de ‘’passe-passe juridique’’ qu’il a utilisé pour accomplir son renoncement ou son reniement, qu’ils n’acceptent point et considèrent cette attitude comme une ‘’imposture’’.
Le taux de participation de 38,26% à ce scrutin controversé, vient quelque part confirmer les hésitations et les doutes des uns et des autres. Demba Kandji, le président de la Commission nationale de recensement des votes, en proclamant ces résultats provisoires, a laissé le champ aux différents camps qui ont paradoxalement apprécié le sens de cette consultation populaire. Chacun célébrant ‘’son succès’’.
L’impression générale c’est celle d’un rendez-vous raté pour les politiciens, mais qui, après réflexion, une fois ces deux années de Macky Sall consumées, la démocratie sénégalaise aura relativement progressé, malgré cette insatisfaction ambiante. La prochaine campagne présidentielle portera les stigmates de cet affrontement politique.
Maria de BABIA pour GCI




















