
Les facteurs institutionnels et la maîtrise des fondamentaux indispensables au développement sont, désormais, effectifs.
Peut-être que 2017 marquera la fin du bouillonnement politique et le démarrage d’une gouvernance à essence exclusivement économique. Le diktat des formations politiques, en définitive, atteindrait ses limites. Et la création de richesses nationales restera, certainement, l’unique axe de préoccupation des acteurs ayant en charge l’encadrement des politiques de développement. La synthèse économique pourrait, en ce moment, l’emporter sur l’action politique partisane.
Il est temps de se rendre compte du fait que la médiatisation aura réussi à démythifier le culte de la personnalité. A neutraliser, en partie, le pouvoir issu du dirigisme ou du centralisme démocratique mal assimilé. D’autant que le leadership bâti sur le moi ou l’argent illicite n’est plus viable, encore moins fiable.
Le combat politique à entreprendre vise, principalement, la neutralisation de la demande sociale et de la pauvreté. Pour, enfin, éradiquer l’indigence et l’obscurantisme considérés, avec juste raison, comme les causes essentielles de la précarité et des inégalités sociales.
Ne sommes—nous pas en droit d’estimer que la synthèse économique pourrait, désormais, s’amorcer après une pratique politique qui aura duré plus d’un siècle?
Le nouveau style de management devrait intégrer, essentiellement, toutes les fonctions déterminantes dans la mise en œuvre d’une synthèse économique.
Il importe, désormais, d’asseoir une administration basée sur un socle typiquement économique. Grâce à une offre politique assurant, à son terme, une garantie pour un futur visible. Cela éviterait à la Nation les risques de la décroissance, du désordre et une accentuation de la tactique de la peur. Et nous mettrait à l’abri de situations qui ne prospèrent, malheureusement, que dans une effervescence politique dont l’aboutissement évident reste la désagrégation organique du pouvoir en place.
Il est intéressant, en cette période où toutes les ruptures sont en pleine maturation ou en totale maturité, d’aller vers une synthèse économique. Afin de parvenir à l’émergence pour une modernisation économique et sociale. D’autant que la synthèse institutionnelle devenue quasi parachevée s’émancipe et se socle solidement.
Wagane FAYE pour GuineeConakry.info
Professeur d’Anglais
Secrétaire Exécutif de CARED AFRIQUE
E-mail: ngenbale@hotmail.fr




















