
Au compte de la première journée, pour une bonne appréhension et compréhension du thème par les participants, il a été question de développer les pourtours de la problématique du phénomène d’insécurité routière. Notamment, sur ses principales causes récurrentes et conséquences.
C’est ainsi que seront citées entre autres: excès de vitesse, circulation à gauche, non respect de la priorité à droite, dépassement défectueux, non maitrise de l’engin roulant, surcharge des transports mixtes, arrêt gênant, stationnement abusif, divagation des animaux, l’obstruction…
Les conséquences quant à elles, se résument à des morts, des blessés graves, grièvement ou légers blessés, des dégâts matériels importants ou légers, des véhicules fortement ou légèrement endommagés, etc. Animée conjointement par les Mory Sangaré et Yèrè Camara, respectivement, Commissaire de police/Chef de section statistiques et fichiers à la direction centrale de la sécurité routière, et Officier central des constats à la direction nationale de la gendarmerie routière, les participants dans une atmosphère de donner et du recevoir, auront été largement édifiés et outillés sur le thème. Détails qui leur ont permis de se familiariser avec des concepts et termes techniques appropriés. Toute chose qui dans l’exercice de leur profession, leur permettront aisément d’intervenir ou de traiter un dossier sur l’insécurité routière et tout ce qui tourne autour.
Pour sa part, durant la deuxième journée, notamment dans sa communication portant sur la place et le rôle des médias dans la lutte contre l’insécurité routière, le directeur général de l’AGP, Nènè Sovogui, a tout d’abord tenu à remercier l’association et les partenaires, pour l’importance et la pertinence de cet atelier. Avant d'insister sur le rôle primordial qu’ont les médias dans la lutte contre le phénomène d’insécurité routière.
Selon M. Sovogui, les médias en tant que messagers de la société contemporaine, se doivent à travers différents créneaux, jouer avant tout un rôle préventif, avant celui curatif. Sur ce, dira le directeur de l’AGP, « les médias doivent véhiculer des informations sur la politique de la sécurité routière susceptibles d’influencer les opinions, les attitudes, et les comportements des membres de la communauté, les décideurs, les responsables des organisations de la société civile et des familles ».
Puisque, explique M. Sovogui, « l’enjeu pour les médias est de stimuler l’éveil de conscience des communautés et d’accroitre les engagements de l’Etat, des partenaires pour le développement du secteur ». Ceci, à travers des reportages, interviews, comptes-rendus, éditoriaux, opinions, émissions interactives, débats, etc., en vue de permettre aux médias de « sensibiliser, informer, éduquer, analyser, expliquer, prévenir, commenter, annoncer, renseigner » sur les évènements à caractère politique, économique, culturel et social, qui « affectent ou conditionnent la vie des citoyens dans leur domaine de la sécurité routière. »
A l’issue donc de la troisième et dernière journée, précédée par la lecture du rapport des travaux de groupe, les participants ont élaboré un plan d’action et fait des recommandations. Dont entres autres: la mise en place d’un réseau de journalistes spécialisés dans le traitement des informations sur la lutte contre l’insécurité routière ; le renforcement des capacités des journalistes membres du réseau en formation et en équipements ; la sensibilisation des responsables des médias nationaux (publics et privés) pour l’ouverture des tranches d’animation et d’espace sur les antennes des radios, télévisions, et dans les colonnes des journaux et sites internet, qui seront réservés au programme d’information et de sensibilisation des populations sur la lutte contre l’insécurité routière ; la mise en place d’un cadre de partenariat entre les médias des secteurs publics et privés, les institutions nationales et internationales, et dans tous les acteurs impliqués dans la gestion de la sécurité routière ; l’appui technique, matériel et financier du réseau par les partenaires à tous les niveaux pour la mise en œuvre du plan d’action élaboré durant l’atelier.
La Présidente de l’association lutte contre l’insécurité routière, Mlle Doussou Magassouba, quant à elle, s’est réjouit en félicitant tout d’abord les participants « du travail accompli durant les trois jours ».
Dans son mot de clôture, le directeur de l’AGP, Nènè Sovogui, a, au nom du ministre de la Communication, Dirus Dialé Doré, tenu aussi à « remercier les experts et les participants pour le résultat obtenu », mais aussi, l’association à travers sa présidente, « pour l’organisation de cet atelier qui est une première en Guinée ».
L’atelier a fermé portes et fenêtres par la remise des diplômes aux participants.
Lamine Camara pour GuineeConakry.info




















