
Pour les responsables portuaires de l’espace couvert par l’AGPAOC, la rentabilité de leurs structures est intimement liée aux fléaux liés à l’insécurité maritime qui sévit dans le Golfe de Guinée. Face à la multiplicité des actes de piraterie et de banditisme qui pourraient effrayer bien d’armateurs, les directeurs généraux, mais aussi les cadres techniques des ports des pays de l’AGPAOC n’entendent plus réserver la question de la sécurité de leurs instances aux services de sécurité dont, à priori, c’est la mission régalienne. Directement victimes de ces pratiques qu’ils peuvent ressentir dans les recettes générées par leurs ports respectifs, ils ont consacré leur 12ème table ronde à cette question des plus importantes.
Plus concrètement, la rencontre de ce mercredi qui a réuni des experts venus des différents pays, mais aussi d’institutions internationales, avait quatre sessions au programme. Naturellement toutes avaient un rapport avec le grand thème relatif à la stratégie qu’il faut développer face à la “piraterie, au vol armé et au trafic illicite”.
La première session qui portait sur “le contexte global, l’impact socio-économique ainsi que les efforts de rémédiation par les organisations internationales” a campé la problématique dans son ensemble. Au cours de cette session, des représentants respectifs de l’Organisation maritime internationale (OMI), des gardes-côtes américains, de l’Organisation maritime pour l’ Afrique de l’Ouest et du Centre (OMAOC) ainsi que du projet CRIMGO « Lutte contre les actes de piraterie et les vols à main armée commis en mer dans le Golfe de Guinée » ont livré des communications à l’intention des participants. Il est à préciser que ce dernier projet est soutenu par l’Union européenne.
La deuxième session était axée sur le partage d’expériences. A ce niveau, ce sont des représentants d’installations portuaires considérées à haut risque (Nigéria, Cotonou et Kenya) qui ont fait état des stratégies qu’ils mettent en place pour contrecarrer les bandes armées qui écument leurs eaux territoriales respectives. La troisième session de son côté a porté sur les attentes des parties prenantes dans la lutte contre la menace qui pèsent sur les ports de l’AGPAOC.
A la fin de ces trois premières sessions, une dernière a alors permis de faire la récapitulation de tout ce qui aura été dit et partant, de dresser une liste exhaustive de stratégies pertinentes, réalistes et adaptées dont la mise en œuvre permettra à coup sûr de juguler le phénomène de la piraterie maritime dans le Golfe de Guinée.
Il est à préciser que chacune de ses sessions dont le support de communication était une projection, a été suivie par des débats permettant de camper l’intégralité de la thématique et lever les zones d’ombre.
Boubacar Sanso Barry pour GuineeConakry.info




















