SECURITE: L’aéroport de Gbessia-Conakry bientôt doté d’un système de contrôle biométrique

La Guinée, bien qu’elle soit actuellement un point d’attraction aux yeux de nombreux investisseurs étrangers, également, de touristes pour ses immenses potentialités économiques et culturelles, n'est cependant pas encore parmi les pays de la sous-région qui ont un flux migratoire important. Pour cause, l'aéroport international de Conakry-Gbessia ne répond pas encore tout à fait aux normes internationales de sécurité aéroportuaire. Soucieux de combler cette insuffisance, le gouvernement guinéen, à travers les départements concernés, Transport-Sécurité, a fait appel à l’expertise internationale de contrôle d’immigration biométrique: « Sécuriport ». Avec laquelle société il est en phase de signer un contrat « BOT » de dix ans renouvelable. Un avant-gout de leurs performances a été donné à la presse nationale au cours d’une conférence de presse, ce vendredi 27 juillet 2012, dans les locaux de ladite société, sise dans la commune de Ratoma, animé par ses représentants, dont le directeur général Guinée, M. Luc Clément. Actuellement équipé d’un système de contrôle optique, l’aéroport international de Gbessia-Conakry, à l’image des pays tels que: le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Equatoriale, sera bientôt doté d’un nouveau système de contrôle d’immigration intégré biométrique... 0:04 29-7-2012

Selon le DG Luc Clément, « les passagers à l’aéroport seront identifiés et enregistrés à l’aide de trois biométriques ». Premièrement, expliquera-t-il, « les scanners d’empreintes digitales à ultrason, une technologie unique et brevetée qui garantit l’exactitude à 100% à chaque lecture. Deuxièmement, les scanners de passeport biométrique enregistrent automatiquement les données démographiques enregistrées de manière digitale ou imprimées sur le passeport. Et finalement, une photo numérique est prise pour la comparaison visuelle. »

Outre le contrôle biométrique avec les scanners, le système de contrôle d’immigration intégré contient également un système de vidéosurveillance en circuit fermé pour surveiller les zones sécurisées. Ce, de l’entrée du passager à l’aéroport jusqu’à sa rentrée dans l’avion A propos, M. Clément dira que : « les images seront enregistrées dans un système de stockage redondant, en synchronisation en date et en temps avec le système de contrôle d’immigration…une nouvelle salle de contrôle équipée du matériel le plus moderne servira de centre nerveux ».   

Installé dans tous les aéroports des Etats-Unis d'Amérique, ce système de contrôle biométrique, à la différence de l’optique, permettra au service de sécurité aéroportuaire et à la Guinée de lutter efficacement contre le crime transfrontalier de tous genres. Il permettra de détecter les cas de doubles et fausses identités ; le système comparera les données des passagers avec la liste de surveillance des personnes recherchées par les autorités locales ou internationales (Interpol) ; détecte aussi les passeports contrefaits en vérifiant si ils sont conformes aux normes établies par l’organisation internationale de l’aviation civile. Il y a synchronisation entre les opérations de contrôle de l’immigration et le système de vidéosurveillance ; le système permet aussi aux autorités de faire des recherches, des comparaisons et d’établir des rapports selon les critères établis par les autorités, etc.

A noter que ce contrat qui doit lier la société Sécuriport à l’Etat guinéen dans les jours à venir, est un BOT. C'est-à-dire, il n’y a aucun coût pour le gouvernement. Le système et les services sont payés par une redevance de sécurité incluse dans le billet d’avion du passager. Celle-là couvre les systèmes, les coûts d’opérationnels, la maintenance, la formation, l’assistance technique, le remplacement régulier et amélioré des logiciels. Après amortissement du coût d’investissement, les installations et autres équipements reviennent la propriété de l’Etat.

¨Lamine Camara pour GuineeConakry.info        

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