
Selon le DG Luc Clément, « les passagers à l’aéroport seront identifiés et enregistrés à l’aide de trois biométriques ». Premièrement, expliquera-t-il, « les scanners d’empreintes digitales à ultrason, une technologie unique et brevetée qui garantit l’exactitude à 100% à chaque lecture. Deuxièmement, les scanners de passeport biométrique enregistrent automatiquement les données démographiques enregistrées de manière digitale ou imprimées sur le passeport. Et finalement, une photo numérique est prise pour la comparaison visuelle. »
Outre le contrôle biométrique avec les scanners, le système de contrôle d’immigration intégré contient également un système de vidéosurveillance en circuit fermé pour surveiller les zones sécurisées. Ce, de l’entrée du passager à l’aéroport jusqu’à sa rentrée dans l’avion A propos, M. Clément dira que : « les images seront enregistrées dans un système de stockage redondant, en synchronisation en date et en temps avec le système de contrôle d’immigration…une nouvelle salle de contrôle équipée du matériel le plus moderne servira de centre nerveux ».
Installé dans tous les aéroports des Etats-Unis d'Amérique, ce système de contrôle biométrique, à la différence de l’optique, permettra au service de sécurité aéroportuaire et à la Guinée de lutter efficacement contre le crime transfrontalier de tous genres. Il permettra de détecter les cas de doubles et fausses identités ; le système comparera les données des passagers avec la liste de surveillance des personnes recherchées par les autorités locales ou internationales (Interpol) ; détecte aussi les passeports contrefaits en vérifiant si ils sont conformes aux normes établies par l’organisation internationale de l’aviation civile. Il y a synchronisation entre les opérations de contrôle de l’immigration et le système de vidéosurveillance ; le système permet aussi aux autorités de faire des recherches, des comparaisons et d’établir des rapports selon les critères établis par les autorités, etc.
A noter que ce contrat qui doit lier la société Sécuriport à l’Etat guinéen dans les jours à venir, est un BOT. C'est-à-dire, il n’y a aucun coût pour le gouvernement. Le système et les services sont payés par une redevance de sécurité incluse dans le billet d’avion du passager. Celle-là couvre les systèmes, les coûts d’opérationnels, la maintenance, la formation, l’assistance technique, le remplacement régulier et amélioré des logiciels. Après amortissement du coût d’investissement, les installations et autres équipements reviennent la propriété de l’Etat.
¨Lamine Camara pour GuineeConakry.info




















