
Le magazine britannique le dit clairement. Le départ confirmé de BHP Billiton sonne un coup dur pour le président Alpha Condé. Cette appréciation n’est pas totalement dénuée de fondement. Car, depuis son installation au sommet de la Guinée, le chef de l’Etat ne manque aucune occasion pour inviter les investisseurs à s’intéresser à la Guinée. Or, le fait que BHP Billiton ait choisi de s’en aller, peut refroidir l’ardeur de bien d’autres investisseurs. D’autant plus que tacitement, certains observateurs voient dans cette décision des responsables du géant minier, une conséquence des révélations du contrat secret entre l’Etat guinéen et Palladino Capital II.
Mais il faut préciser que pour sa part, BHP Billiton n’invoque pas explicitement ce facteur. Les responsables de la société préfèrent parler de la chute des prix de leurs produits ainsi que le ralentissement de l’économie chinoise. C’est ainsi qu’au même titre que les blocs du mont Nimba, BHP Billiton met en vente des actifs miniers qu’elle détenait au Canada et au Brésil. En ce qui concerne le cas guinéen, c’est la banque d’investissement Nomura que BHP Billiton a chargé de trouver un acheteur.
Cette décision intervient après que Rusal, invoquant quasiment les mêmes raisons, ait annoncé la non réouverture immédiate de l’usine de Fria. Et c’est en cela que la tendance commence à être inquiétante pour les autorités guinéennes. L’une après l’autre, les sociétés minières seraient-elles effrayées ? Et par quoi ?
Ce sont là les questions qui se posent. Il faut dire qu’au-delà du contexte économique mondial qui pâtirait de la crise, et de l’opacité qui régnerait dans la gestion des mines guinéennes, on pourrait ajouter comme facteur répulsif des investisseurs miniers, le nouveau code minier qui que critiquent les grands miniers. Chacun combat pour ses intérêts.
La Soguipami devrait conséquemment revisiter ses stratégies pour mieux affiner sa réaction face à cette mauvaise passe.
Salématou Diallo pour GuineeConakry.info




















