SCRUTINS PLURIELS : Dimanche de vote dans le monde

Ce dimanche, Ivoiriens, Congolais, Tanzaniens, Argentins, Ukrainiens, Haïtiens et autres étaient tous appelés aux urnes pour choisir qui, le mode de gouvernance, qui le gouvernant. Entendez, élections présidentielles, législatives ou référendaires. Des rendez-vous politiques qui en principes sont faits que les citoyens expriment clairement leur choix pour leur devenir.

Hélas ces moments n’ont pas le même sort partout. Bien souvent la fraude et les irrégularités en arrivent à changer l’expression populaire. Aux uns et aux autres qui ont voté ce dimanche à travers le monde, espérons qu’i n’en soit pas ainsi.

Nous focalisons notre analyse sur le vote de nos voisins de Côte d’Ivoire, où plus de six millions de personne avaient rendez-vous dans les bureaux de vote, pour des présidentielles qui mettaient en lice finalement 7 candidats, avec deux ténors : Alassane Ouattara du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le président sortant et Pascal Affi-Nguessan, l’opposant, président du Front Populaire Ivoirien (FPI), au combat portant sans la bénédiction de l’ancien président Laurent Gagbo.

Comme en Guinée, ici aussi les problèmes techniques ont causé d’énormes retards et les écrans tactiles biométriques des 19.000 bureaux devant identifier les votants, ont aussi connu quelques pannes techniques, avec des conséquences évidentes sur la longueur du processus électoral. Les assesseurs n’étant familiers de cette nouvelle technologie. Mais globalement, le calme et la sérénité ont caractérisé le scrutin, même si la question essentielle de la participation reste source de préoccupation pour les organisateurs de la Commission électorale indépendante (CEI).

Si on se bousculait à Cocody, à Yopougon, par exemple, on trainait les pieds. La logique des fiefs a touché cette consultation qui se déroule sous l’épouvantail des violences connues par le passé durant les évènements de cette nature. Au Nord et à l’Ouest ou ailleurs, la vérité des urnes sera différente. Pourtant, ce qui est sûr, il sera quasi impossible de battre le record de 83% de 2010, vu le taux d’abstention des pro-Gbagbo, ou tout simplement de la ’’fatigue politique’’. Cependant le calme de ce dimanche montre eloquemment que les Ivoiriens traumatises par 2010, ont eu la lucidite de privilegier la paix. L'enthousiasme et l'engouement n'etaient toujours pas la, mais la paix, oui! C'est un inestimable acquis.

Maria de BABIA pour GCI

2015-GuineeConakry.Info

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GUINEE: Petit KANDIA "Birin Moulan"



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