
Dans le communiqué levant la suspension qui a été lu dans l’édition du journal télévisé de 20h30, une certaine gêne était bien perceptible.
Le Conseil national de la communication justifie sa volte-face par le fait que la suspension aurait exprimé le délai de 72 heures réglementaires qu’autorise la loi, en la matière. Mais on se doute que des préoccupations légales soient en réalité à la base de cette mesure. Il y a de fortes chances que le tollé général qui a accueilli la décision de restriction de la liberté de la presse, soit l’unique raison de cette marche arrière.
A titre illustratif, on rappellera simplement qu’hier encore le collectif des partis politiques pour la finalisation de la Transition avait fait une déclaration dans lesquelle il s’insurgeait contre cette décision. Mais surtout on peut évoquer la réaction des autorités françaises par l’intermédiaire du ministère des Etrangères qui avaient souhaité une rectification. Et avant toutes ces réactions, celle vigoureuse des associations de la presse privée guinéenne.
On n’imagine que les autorités guinéennes qui n’ont pas nécessairement envie de se mettre en mal avec la communauté internationale, aient préféré vite refermer cette malheureuse parenthèse. Le président de la République en personne pourrait avoir demandé à Madame Martine Condé d’aller mollo mollo avec ses ''confrères''.
Quoiqu’il en soit, le plus important est aujourd’hui le fait les journalistes sont de nouveau libres de traiter de tous les sujets. En soi, c’est la preuve que personne ne peut et ne doit s’attaquer à cet acquis sur la voie de la conquête de la démocratie.
Fodé Kalia Kamara pour GuineeConakry.info




















